Commune qui abrite près de 40 000 habitants, Timizart est depuis longtemps en mal d’infrastructures destinées à la jeunesse et au sport. Hormis le stade d’Ibdache, revêtu tout récemment en gazon synthétique, qui demeure le seul et unique espace offrant le minimum de conditions pour la pratique sportive, aucune autre infrastructure n’est prête pour accueillir la classe juvénile de la région. D’ailleurs, le stade qui a ouvert ses portes en décembre 2016, est en proie à la surexploitation, en raison de la grande affluence qu’il connaît au quotidien. Chaque soir, des dizaines de jeunes se ruent vers le stade, certains pour jouer au football, d’autres pour faire du footing en encore pour assister aux rencontres amicales entres les équipes des villages. En l’absence d’une structure chargée de la gestion et de l’entretien du stade, l’anarchie et le désordre sont omniprésents, faute de créneaux horaires pouvant organiser le déroulement des entraînements et des rencontres de chaque équipe. Les clubs structurés et les associations sportives sont les plus affectés par cette situation, les athlètes ne trouvent plus où s’entraîner pour préparer les compétitions officielles, ce qui se répercute négativement sur leurs résultats. Certains clubs locaux se voient contraints de s’entraîner dans la grande salle du centre culturel Youcef Oukaci, faute de mieux, et qui est de surcroit non-équipée et exigüe pour la pratique des arts martiaux. Les enfants ne sont pas en reste, puisque les aires de jeux qui devraient leur être destinées n’existent même pas. Face à cette situation de morosité générale, les jeunes de la commune de Timizart n’ont d’autres choix que de se tourner vers les terrains vagues et abrupts pour se défouler et étancher leur soif de loisir.
Ahmed Oulagha
