L’éclairage public au quartier des 150 logements sociaux de la ville d’El-Hachimia, à 25 km au sud de la wilaya de Bouira, est depuis plusieurs mois dans un état défectueux. Selon des habitants de ce quartier, la cité est plongée dans le noir dès la tombée de la nuit. Une situation qui complique la vie des résidents qui affirment qu’il est difficile de circuler la nuit, de peur des agressions et des attaques de chiens errants. De ce fait, beaucoup n’osent pas sortir la nuit et ceux qui s’y aventurent le font par nécessité mais à leur risques et périls. «L’absence de l’éclairage public contraint les habitants du quartier à ne pas sortir la nuit. Ceux qui s’y risquent y sont souvent obligés. Le problème perdure depuis quelques mois et la municipalité doit intervenir pour y mettre un terme», nous confie un jeune habitant du quartier. Et d’ajouter : «ceux qui souffrent le plus de cette situation sont les travailleurs qui quittent tôt leurs domiciles pour aller travailler, et aussi ceux qui rentrent tard le soir. Ces personnes sont constamment exposés aux dangers, surtout si l’on sait que les agressions sont monnaie courante en ville la nuit. Les chiens errants constituent également un danger». Pourtant, selon notre interlocuteur, le réseau existe bel et bien et il suffit juste de l’alimenter en courant électrique pour éclairer tout le quartier. Selon les informations fournies par la municipalité, ce sont les compteurs qui posent actuellement problème. Sans ces compteurs, il est impossible de faire fonctionner l’éclairage public. A ce propos, le maire d’El-Hachimia, Kouider Zireg, nous apprendra qu’il faudrait poser trois compteurs pour faire fonctionner le réseau au niveau de ce quartier. Selon lui, l’APC a pris les devants mais elle s’est vite retrouvée confrontée au problème de financement de ces compteurs. «Nous ne pouvons rien faire sans l’engagement de l’opération par le contrôleur financier», nous explique le P/APC. Ceci dit, et selon ce dernier, ses services ont entrepris des démarches auprès de la SDC de Bouira pour la pose des trois compteurs, mais en l’absence de l’argent, celle-ci refuse d’engager quoi que ce soit, et ce malgré l’engagement de la municipalité à régler la somme plus tard. «Le coût de la pose des compteurs est de 48 000 DA», a fait savoir le maire. Selon ce dernier, l’APC veut bien régler ce problème et délivrer la population de ce calvaire, mais la municipalité a les bras liés. En attendant le déblocage des financements nécessaires à la pose des compteurs, les habitants du quartier continuent à vivre un calvaire et évoluer dans l’obscurité et à s’exposer aux risques.
D. M.

