Les résidents s'organisent

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Depuis le début de l’été, les résidents de la cité des 160 logements et des 18 LSP déploient leurs efforts, afin de mener une lutte contre tous les immondices qui jonchent les alentours. «Lors des deux premiers nettoyages du mois de juin dernier, nous avons arraché toutes les mauvaises herbes qui ont poussé dans les espaces vides. Puis, nous avons ramassé toutes les bouteilles en plastique et les sachets. Les bacs à ordures installés par l’APC ont été mis dans les endroits qui conviennent», nous confie un membre du collectif des résidents. Par ailleurs, nous disent-ils, ils ont mis en garde tous les habitants, pour veiller à la propreté des lieux. «Tous les résidents sont sommés de sortir leurs poubelles aux heures indiquées, afin d’éviter que des chiens errants viennent les étaler sur les trottoirs», ajoute notre premier interlocuteur. A cela s’ajoute cette belle initiative qui vient d’être prise par ses résidents : une fontaine d’eau qui est en train d’être réalisée. «C’est un point d’eau qui servira aux passants. Puis, nous l’utiliserons pour l’arrosage des arbres et autres plates-bandes de notre quartier», souligne un deuxième intervenant. Tant d’efforts sont faits en attendant surtout d’arracher la réfection du réseau d’assainissement qui cause des désagréments aux habitants. «Nous avons interpellé toutes les autorités à ce sujet. Cet égout se déverse au contrebas des immeubles si bien que des nuées de moustiques ainsi que des odeurs nauséabondes nous dérangent», signale un autre membre du même collectif. Certes, l’ONA est intervenu sur les lieux et les regards d’égout ont été nettoyés, mais les résidents considèrent qu’il est temps de refaire cette conduite qui est devenue vétuste au fil des ans. «C’est un réseau qui ne peut plus supporter les quantités d’eaux usées produites quotidiennement par les ménages. Il faudrait des buses de gros diamètre», estiment nos interlocuteurs. Ces derniers interpellent tous les responsables concernés afin de prendre ce problème en charge, notamment l’OPGI. «Nous attendons depuis plus d’une année après qu’une commission eut été dépêchée sur les lieux. Le constat a été fait. Mais pour le moment, rien n’est encore entrepris. Nous appelons une dernière fois ces responsables à prendre les décisions qui s’imposent afin de remédier à cette situation qui n’a que trop duré», concluent-ils.

A. O.

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