Apparemment, toutes les opérations promises aux citoyens dans le cadre de l’amélioration urbaine n’ont été que des paroles en l’air. En effet, si nombreux sont les chefs-lieux communaux à avoir bénéficié du dallage de leurs trottoirs, du renouvellement de leurs réseaux d’éclairage public et autres commodités, à Tighilt Bougueni, rien n’a pratiquement changé, n’étaient-ce ces rafistolages faits ici et là sans aucune étude au préalable. D’ailleurs, nombreux sont les passants qui constatent que le développement n’est pas passé par là. Ce qui prouve encore tous ces manques est la prolifération de décharges publiques, causant des désagréments aussi bien aux résidents qu’aux autres citoyens. Ce qui endure encore la vie de ces derniers sont les chiens errants. Même si l’APC a fait appel à plusieurs fois à l’association des chasseurs « Ourchène-Djurdjura » pour éliminer ces hordes de canidés, il n’en demeure pas moins que des dizaines de bêtes réapparaissent en un temps record. «On ne sait pas d’où ils viennent? Pourtant, il y a moins de deux mois, on a entendu que plus d’une trentaine a été abattue. Il faudrait quand même mettre un terme à ce phénomène qui prend de l’ampleur dans ce chef-lieu», commente un commerçant du coin. Par ailleurs, ce qu’il y a lieu de signaler est que depuis la fin des années 90, tous les exécutifs qui se sont succédés à la tête de cette APC promettaient que la commune aurait son marché de fruits et légumes, en vain. Des années après, les marchands ambulants s’installent tous les dimanches et mercredis (jours de marché hebdomadaire) sur les soi-disant trottoirs, ne laissant aucun espace aux passants et gênant les commerçants. «Nous avons à maintes reprises interpellé les autorités afin de trouver une solution à cela, en vain. Non seulement ils nous gênent, mais ils provoquent des embouteillages monstre sur la seule route qui traverse notre ville», ajoute la même personne. Et de nous montrer l’état des trottoirs: «vraiment, sommes-nous dans une ville? Il y a des villages plus propres, plus ordonnés et mieux organisés. On dirait que nous sommes encore dans les années 70». Effectivement, n’étaient-ce les efforts consentis par les commerçants, qui dallent parfois les tronçons se trouvant devant leurs magasins, du côté des pouvoirs publics, tout est à la traîne. Car même les quelques opérations confiées aux entreprises ne sont pas achevées ou ne sont pas encore lancées, pour des raisons parfois que tout le monde ignore. A quand alors un sursaut pour sortir ce chef-lieu de son état?
Amar Ouramdane
