Plus de 60 militants du FLN à Mechtras menacent de jeter l’éponge et de geler leurs activités «si des mesures efficientes ne sont pas prises rapidement pour redresser la barre et souder les rangs du parti au niveau de la localité». Les propos sont ceux consignés dans une déclaration rendue publique par les militants frondeurs. En effet, dans leur déclaration, les militants signataires écrivent : «Nous, militants sincères qui œuvrons pour l’épanouissement de notre parti au sein de notre commune, refusons de nous associer aux décisions prises lors de la réunion du 4 août dernier». Rappelons que, lors de cette réunion, l’objet était d’élire la commission locale de choix de candidatures. Le maire de Mechtras, du même parti, était en période de congé annuel à Oran. La commission élue n’a pas reçu l’aval et n’a pas été acceptée par une soixantaine de militants du parti, qui en compte près d’une centaine, dit-on. Les signataires de la déclaration retiennent plusieurs griefs à l’encontre de l’actuelle équipe dirigeante, à savoir la non-tenue de l’assemblée générale et la non-présentation du bilan. Ils dénoncent aussi «l’indifférence affichée par les responsables de la Mouhafadha envers les élus du parti qui s’entredéchirent par déclarations interposées dans la presse et sur les places publiques». Comme ils reprochent aux responsables «l’exclusion de la base militante de toute décision vitale concernant la gestion des APC, des congrès, des élections législatives et sénatoriales et des bureaux de Mouhafedhs…». Les mêmes signataires dénoncent, en outre, «l’absence de soutien» aux militants et au P/APC, après l’agression dont il a fait l’objet. En fin de déclaration, les rédacteurs souhaitent que «la sagesse et la clairvoyance soient de mise, afin d’éviter une confrontation entre les élus et les militants, et par conséquent, une saignée dans les rangs du parti. Chose qui engendrera la perte de confiance de la population, ce qui n’arrange que les intérêts de nos adversaires politiques». Rappelons que parmi les signataires de la déclaration figurent le chef de Kasma et de l’actuel maire. A signaler que la mouhafadha de Draâ El-Mizan et le comité central du parti ont été saisis via la même déclaration. À signaler, par ailleurs, que le torchon brûle toujours entre deux élus du FLN à Mechtras, et ce depuis les élections sénatoriales de décembre 2016. Il s’agit de l’actuel maire et le malheureux candidat du FLN aux dites élections qui s’entredéchirent pour une histoire de leadership. Ce qui a fait déborder le vase, c’est le silence du parti depuis que la voiture du maire a été incendiée, l’installation de la commission de choix de candidature en l’absence du P/APC et de nombreux militants et surtout les déclarations d’un responsable du parti au niveau de la mouhafadha de Tizi-Ouzou, insinuant que le maire de Mechtras est indésirable au FLN, car il a été accusé d’avoir fait campagne au profit d’une liste indépendante lors des dernières législatives.
Hocine T.
