M’CHEDALLAH Marché hebdomadaire – Viande, poulet et poisson vendus à l’air libre

Au marché hebdomadaire de M’chedallah, le traitement réservé aux produits alimentaires périssables et sensibles à la chaleur donnent vraiment du souci. Il s’agit, dans ce cas de figure, de la viande sous «toutes ses couleurs». Les étals de vente de cette denrée alimentaire ne sont aucunement adaptés aux règles d’hygiène et de conservation qui régissent cette activité, laquelle a un lien direct avec la santé du consommateur. Les bouchers, les volaillers et les poissonniers qui officient au niveau de ce souk ne respectent guère les conditions d’hygiène exigées, car ils vendent les produits carnés à l’air libre, exposés à la chaleur, aux bestioles et à la poussière. La viande rouge chez les bouchers est découpée en quartiers ou en morceaux et est exposée à l’air libre, alors qu’elle devrait être mise dans un présentoir frigorifique comme il est préconisé, à une température ambiante de 4 degrés. Toutefois, cette condition vitale pour une commercialisation optimale se trouve foulée du pied au mépris du consommateur qui, lui, est loin d’être un «modèle», car il n’exige absolument pas de ces marchands les conditions d’hygiène minimales. De ce fait, il encourt vraiment de graves ennuis de santé, surtout avec une viande non contrôlée et oxydée. Même topo chez les volaillers, où il est constaté un mépris qui frise l’insolence envers le client et la salubrité, car la viande blanche est commercialisée dans des conditions déplorables. Comme constaté, mardi dernier, au niveau de ce marché, où des morceaux de poulets sont vendus à l’air libre dans une insalubrité qui en dit long sur la négligence des vendeurs et la «complicité» des clients qui s’en approvisionnaient le plus normalement au monde. La sardine, n’est pas en reste, puisqu’elle est vendue également sous une chaleur accablante et un soleil de plomb. Des caisses remplies de sardines à ras les rebords. Et la qualité laissait à désirer, laissaient échapper des odeurs de marées nauséabondes. Sans glaçons, au moins, cette denrée périssable est aspergée d’eau comme pour la rafraîchir alors que cet arrosage renforce la fermentation de cette chaire fragile. «Les services d’hygiène et les contrôleurs de la direction du commerce doivent effectuer des descentes dans ce marché pour des contrôles et assainir la situation», réclame un père de famille dépité par autant de laxisme.

Y. Samir.