Vallée du Sahel – Des centaines d'oliviers dépérissent de la canicule

Cette année, la canicule qui a sévi tout au long de la saison estivale n’a pas été sans conséquence sur le couvert végétal, notamment les arbres fruitiers. En effet, le soleil de plomb qui lardait durant les longues journées d’été a fini par calciner les feuillages des arbres fruitiers, particulièrement des oliviers, a-t-on constaté dans la région de la vallée du Sahel. La situation frise l’alarme, car des centaines d’oliviers se sont asséchés des suites d’une chaleur anormalement élevée depuis le début de l’été, et ce sans discontinuer. La longue vague de chaleur qui a sévit depuis plus de deux mois (essentiellement les mois de juillet et d’août derniers) a provoqué l’assèchement des feuillages et des olives dont la croissance a été sérieusement perturbée à cause des températures élevées et du manque d’eau. Cette situation préoccupante touche, entre autres, toutes les communes situées dans la vallée du Sahel. Le verger oléicole risque de se retrouver menacé par une sécheresse qui ne dit pas son nom et, d’ailleurs, les oliviers non irrigués se trouvent très mal-en-point. Dans la commune de Chorfa pour l’illustration, le constat fait dernièrement ne renvoie guère à l’optimisme. Dans la plaine d’Arafou qui s’étend sur des centaines d’hectares, une multitude d’oliviers présentent un aspect inquiétant avec le jaunissement des feuillages et l’assèchement des olives. Dans une oliveraie par exemple, on peut trouver des oliviers en bon état et juste à côté d’autres presque asséchés. Cependant, ce ne sont pas seulement les oliviers qui donnent du souci aux agriculteurs de la région, mais aussi d’autres arbres fruitiers qui présentent un aspect asséché, comme les grenadiers, les figuiers, les poiriers, les pommiers,… dont les feuilles ont jaunis sous l’effet des rayons puissants du soleil. La sécheresse qui perdure depuis des années, même si elle est entrecoupée de pluies diluviennes qui n’arrivent pas à « chasser » ce phénomène naturel, a crée un paysage lunaire dans la région avec de la poussière et des herbes jaunies à perte de vue. Les paysans scrutent le ciel dans l’espoir de voir un orage éclater pour sauver surtout les arbres fruitiers qui sont menacés de péricliter. « J’ai constaté plusieurs oliviers dans mon champs dont les feuilles ont complètement jaunis. Les olives, pour leur part, se sont asséchées et rétrécies comme une peau de chagrin. J’espère que la pluie tombera prochainement pour sauver ce qui reste à sauver », se désole un paysan de M’Chedallah.

Y. Samir