La mercuriale ne baisse pas

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Apparemment, la mercuriale qui s’est envolée peu avant et durant les journées de la fête de l’Aid El Adha ne semble pas s’estomper. En effet, une semaine après, il nous a été donné de constater, avant-hier, au marché des fruits et légumes que les prix étaient toujours élevés. A commencer par la pomme de terre. Ce pédoncule ne cesse de flamber. S’il y a à peine un mois, ce légume variait entre 25 dinars et 30 dinars, aujourd’hui, il est inaccessible. Le prix est fixé entre 55 dinars et 70 dinars. C’est dire qu’il a été multiplié par trois. «Elle va encore augmenter ! Au marché du gros, il n’y a pratiquement plus d’offres. On ne sait jamais si une décision de déstocker des quantités importantes pourrait baisser son prix un tant soit peu», estime un détaillant. Ce qu’il y a lieu aussi de souligner est que, même si jeudi était jour de marché hebdomadaire, les étals étaient presque vides. Beaucoup de légumes manquaient. Et même s’il y en avait, leur qualité laissait à désirer et leurs prix étaient exorbitants. La tomate était affichée entre 80 et 120 dinars, le poivron à 120 dinars voire plus, les haricots verts à 250 dinars, la courgette à 200 dinars, la laitue à 200 dinars et la liste est encore longue. En tout cas, le consommateur ne sait plus à quel se saint se vouer en cette rentrée sociale marquée par beaucoup de rendez-vous. En plus de la cherté du coût de la vie, il est confronté à faire face à la rentrée scolaire qui le déplume. Si pour les vêtements, la rentrée ne leur en a pas exigé, parce que leurs enfants étaient habillés de beaux atours les journées de l’Aid, ce n’est pas le cas pour les fournitures scolaires. «Eh bien ! Ce n’est plus l’école gratuite d’antan où un enfant n’avait besoin que d’une ardoise, d’un morceau de craie et pas plus de deux cahiers. Ces dernières années, même pour un enfant qui va en première année primaire, il lui faut au moins jusqu’à six mille dinars sans compter les autres frais. Si vous avez trois enfants scolarisés du primaire jusqu’au lycée, il faut débourser pas moins de trente mille dinars. C’est une véritable saignée. Les livres scolaires, parfois, indisponibles dans les écoles doivent être polycopiés à raison de dizaine de centaines de dinars. On n’en peut plus », grogne un parent d’élèves accosté devant un établissement scolaire du centre-ville. En définitive, le pauvre algérien ne tiendra qu’à sa patience et à son courage de tenir le coup en ces temps de vaches maigres parce qu’il est entièrement désorienté.

Amar Ouramdane

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