Les terres agricoles sont rares à Yatafen. Dans cette région montagnarde, peu de gens travaillent leurs terres. Pour certains villageois, la terre ne ferait actuellement pas vivre.
Le manque de moyens, ou parfois, l’absence de ceux-ci, font que l’activité agricole, sous tous ses segments, est difficile à envisager. Ce qui empêcherait d’améliorer la productivité de certains téméraires, bien qu’ils soient conscients que travailler la terre, dans les conditions climatiques difficiles qui sévissent en haute montagne, est un vrai pari risqué. L’agriculture vivrière se caractérise par de très petites exploitations agricoles induites par le fort morcellement des parcelles. Cette agriculture spécifique aux ménages est constituée, principalement, de l’arboriculture (olivier 700 ha, figuier 10 ha), de petits élevages et de vergers familiaux. Ainsi, l’on constate que l’agriculture, à Yatafen, est dominée par l’arboriculture. Elle occupe la première place. La répartition par type de plantation donne par ordre d’importance : l’olivier, le noyau pépin, le figuier et les rustiques. L’agriculture ne pourrait, pour ainsi dire, pas devenir un secteur économique important et dynamique. En cause, la nature des sols, le relief, le climat ainsi que la prédominance des maquis et forêts qui seraient autant d’éléments défavorables. Par conséquent, le projet de développement de l’agriculture de montagne est primordial pour la satisfaction des besoins de la population. Il contribuerait d’une manière prépondérante à fixer les populations. L’apport en emplois, l’équilibre du milieu naturel et la rareté des terres agricoles seraient des facteurs d’incitation à sa mise en valeur intensive avec l’exploitation des ressources hydrauliques (sources, forages et retenues). Ainsi, préserver les terres de l’urbanisation. Il est donc urgent et vital de mettre un frein à ce phénomène de régression de l’espace agricole, en mettant en place une politique de préservation et de valorisation des terres. La commune est dotée d’un programme de développement et d’un service d’agriculture qui assure l’amélioration des conditions d’exercice des activités agricoles, l’accompagnement et l’encouragement des agriculteurs. Les agriculteurs ont bénéficié dans différents dispositifs d’aide, à l’instar du PPDRI, FNDRA, ENSEJ, RFIG et Ettahadi, à l’ouverture de pistes, l’aménagement de sources, la création des unités d’élevages (rucher, élevage bovins et ovins), ainsi que la cuniculture ( élevage de lapins).
Karima Ait Ouarab

