Le ministre de le la formation et de l’enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, a fait état, hier, à Alger, de 2000 nouveaux formateurs qui seront recrutés en prévision de la prochaine rentrée professionnelle fixée au 24 septembre prochain. « Nous allons continuer à recruter encore cette année. Nous avons dégagé quelque 2000 postes de formateurs que nous allons recruter », a affirmé M. Mebrki, lors de son intervention sur les ondes de la chaine III de la radio nationale. Ces formateurs seront versés, selon lui, dans de nouvelles spécialités et d’autres seront orientés vers les nouveaux établissements ouverts cette années. Le ministre s’est exprimé à propos de la révision des filières et des spécialités dispensées dans ces établissements. Il a signalé que cette révision s’effectue en étroite collaboration avec les entreprises demandeuses de main d’œuvre, afin de répondre au plus près à leurs besoins en ressources humaines. « Nous mettons en priorité dans notre stratégie, au niveau du secteur de la formation professionnelle, le développement de partenariat avec les entreprises comme un élément centrale. On travaille en étroite collaboration avec le secteur économique », a-t-il dit. En ce qui concerne l’introduction dans le cursus de formation d’un Brevet d’enseignement supérieur, M. Mebarki l’a qualifié de diplôme équivalent au baccalauréat professionnel. Il a ajouté que l’introduction d’un enseignement professionnel a été décidée en remplacement de l’enseignement technique, qui existait auparavant. Cette nouvelle architecture, sera progressivement mise en place, à partir de cette année. Pourquoi ne pas aller directement au bac professionnel ? Le ministre dira : « Les spécialistes et les techniciens accordent peu d’importance aux appellations. « Le BEP que nous créons est un diplôme qui se prépare exactement en parallèle avec les années du lycée, et il est même mieux que le bac en terme d’insertion professionnelle ». Par ailleurs, le même responsable a souligné qu’il « est clairement énoncé dans le programme d’action du gouvernement, lequel insiste sur la formation de ressources humaines qualifiées, à travers le renforcement du réseaux de formation professionnelle ». Ce réseau est actuellement constitué, a-t-il soutenu de 1.230 établissements et de 120 autres tournés vers la formation de techniciens supérieurs.
Samira Saïdj
