AÏN EL-HAMMAM Cité Akkar – Les résidents désemparés

Ouverte à la fin des années soixante-dix, la cite des 160 logements, communément appelée Akkar, ne cesse de se dégrader.

Cet ensemble d’habitations o&ugrave,; autrefois, il faisait bon vivre, est devenu une simple cité dortoir, où les problèmes de tout genre apparaissent continuellement. C’est surtout le réseau d’eaux usées, dont les débordements apparaissent aux quatre coins de la cité, qui irrite au plus haut point, les locataires qui en subissent les désagréments. Les odeurs nauséabondes exhalées par les vides sanitaires, véritables réceptacles d’ordures, atteignent les appartements et les cages d’escaliers. Selon un locataire, «lors de la réparation du réseau d’évacuation, les ouvriers n’ont trouvé mieux que de rediriger les eaux usées vers un caniveau». Il y a quelques mois, les habitants étaient désemparés de découvrir que le tuyau qui alimente leur bâtiment en eau potable passait dans un regard d’égout. Il a fallu plusieurs jours pour que l’eau soit rétablie. Jusqu’à présent, certaines personnes refusent de l’utiliser, préférant s’approvisionner en eau à partir de sources naturelles «éloignées mais propres», constate-t-on. Selon cet habitant, «plus d’une centaine chiens formant une grande meute agressive, vivent dans la cité». Le jour, ils dorment dans les cages d’escaliers et à l’ombre des arbres alentour. Dès le crépuscule, ils se rassemblent pour hanter tout le quartier. Les habitants qui s’attardent dehors, arrivent à rejoindre leurs domiciles au prix de plusieurs détours. Avec le manque d’éclairage, dans une grande partie de la cité, les noctambules ou les retardataires sont menacés d’agression. Il faut noter que plusieurs opérations d’abattage de chiens errants ont été initiées par l’APC sans pour autant arriver à leur éradication. Une autre action similaire est programmée pour les jours à venir, selon les affiches placardées au centre-ville, appelant les citoyens à retenir chez eux leurs cabots. «Tout animal trouvé sur la voie publique serait considéré comme chien errant et serait abattue», selon la note émanant de la mairie. Aussi, plusieurs actions de volontariat, consistant en le désherbage et le nettoyage des abords des bâtiments ont été menées. Mais la tâche est de grande ampleur.

A. O. T.