La botte de foin à 900 dinars !

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Le marché hebdomadaire de Tazmalt qui accueille le marché à bestiaux était grouillant de monde, jeudi dernier. Le compartiment de l'aliment pour bétail était aussi plein comme un œuf.

Des éleveurs de bétail ont pris d’assaut les points de vente de foin et autre paille, et les transactions allaient bon train. Dans ce marché, des dizaines de camions chargés à craquer de bottes de foin, superposées jusqu’à atteindre une hauteur inquiétante, sont parquées de part et d’autre. Les vendeurs, à la crié, insistaient auprès des clients pour l’achat des fourrages secs. Côté prix, il n’y avait pas de quoi enthousiasmer les éleveurs qui ont constaté à leurs dépens la cherté du foin. « Le foin est vraiment très cher ! À 900 DA la botte, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser. Comment vais-je faire, maintenant, pour nourrir mon cheptel, sachant que je possède 15 têtes d’ovins et 3 veaux que je suis censé engraisser pour les vendre », se désole un éleveur de Timetedhit dans la commune de Tazmalt. Comme lui, ils sont plusieurs éleveurs à ne plus savoir où donner de la tête avec ces tarifs jugés « exorbitants ». Même la paille, aliment de moindre qualité pour les cheptels, a connu une hausse de prix vertigineuse pour s’établir ces derniers jours entre 350 et 500 DA la botte. « La paille s’est également renchérit dernièrement. De 350 à 500 DA la botte c’est vraiment de la folie! », se lamente un autre éleveur. Faut-il souligner que la sécheresse qui sévit depuis des mois a provoqué la hausse des prix des fourrages, qui deviennent rares ces derniers temps. Même la campagne de fenaison pour cette année n’a pas été satisfaisante, étant donné que les fourrages, poussant à l’état sauvage ou semés, n’ont pas donné les quantités escomptées, à cause, à juste titre de la sécheresse qui continue de perdurer au grand dam des éleveurs en particulier, lesquels sont durement touchés.

Syphax Y.

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