Ighram Seul un nombre réduit de villages sont desservis – Quand le transport scolaire vient à manquer

Dans la commune d’Ighram, plusieurs centaines d’élèves, des lycéens pour la plupart, sont confrontés au manque de transport scolaire. « Le parc roulant de l’APC est très limité si bien que seul un nombre réduit de villages sont couverts par le ramassage scolaire qui ne concerne, hélas, que les filles », dira un responsable de la commune d’Ighram, laissant entendre que tous les autres élèves recourent inévitablement au système D pour rejoindre les bancs de l’école. Selon le témoignage des habitants de la circonscription, le problème se pose pour toutes les localités. Cependant, les villages excentrés par rapport au chef-lieu, à l’image de Tighilt Makhouf, Azzouna, ou encore Ath Amar Ouzegane, sont les plus à plaindre. « Il faut se lever aux aurores et attendre le passage d’un fourgon pour aller à l’école. C’est la contrainte que nous subissons durant toute l’année scolaire », soutient un écolier du village Tighilt Makhlouf, scolarisé dans un lycée d’Akbou. « Il y a des élèves, comme ceux du village Ath Amar Ouzegane, qui ont moins de chance, car leur patelin n’est même pas desservi par les navettes du transport public de voyageurs », ajoute-t-il. Pour sa part, un parent d’élève du village Taslent déplore que les enfants soient« soumis à un rythme infernale, qui leur laisse très peu de chance de réussite dans leurs études ».

Des assertions avancent que de telles conditions de scolarité sont loin de réconcilier le potache avec le goût de l’effort et l’ambition du résultat. D’où, nous signale-t-on, une évolution à la hausse du taux de décrochage scolaire. « Il y a des parents qui préfèrent garder leurs filles à la maison, plutôt que de les exposer à un danger ou de supporter de lourdes charges pécuniaires, pour des résultats aléatoires », atteste un citoyen du village Irsen.

N. Maouche