En réaction, bien que tardivement, à l'apparition de maladies à transmission hydrique (MTH) au chef-lieu de la commune de Saharidj, les autorités locales ont lancé plusieurs opérations d'entretien et de rénovation des ouvrages d'AEP de la municipalité.
Ces opérations consistent en premier lieu au nettoyage, chaulage et curage de la source de captage El Ainser Averkane et ses galeries. En parallèle, il a été décidé de renforcer sa clôture de protection. Une opération supervisée par le wali Mustapha Limani qui s’est rendu lui même sur les lieux, mercredi dernier, soit immédiatement après l’alerte donnée par la presse écrite et les médias lourds. L’opération suivante est la rénovation du brise-charge répartiteur du village Aggach, lequel a été touché de plein fouet par l’épidémie MTH. La rénovation de l’ouvrage de Aggach consiste au remplacement du revêtement en ciment des façades intérieures de la structure par de la faïence, en plus de l’installation d’une clôture de protection. Une fiche technique a été établie par l’APC de Saharidj pour la rénovation de la conduite d’adduction distante de deux (02) km du réservoir situé sur les hauteurs du vieux Saharidj à partir duquel est alimenté ce brise-charge de Aggach. Lors de sa visite inopinée, le wali Limani a attribué une enveloppe financière de 700 millions de centimes sur fond de wilaya pour rénovation et extension des réseaux d’assainissement de trois localités situées sur la partie supérieure du réseau du transport de l’AEP de la source noire qui sont Imri, Timeskida et Imesdhurar. Les réseaux en question présentent des risques d’infiltration des eaux usées dans cette conduite de transport qui alimente quatre communes de la daïra de M’Chedallah. Le premier magistrat de la wilaya ordonna dans la foulée au service de prévention de l’EPSP Ahnif et l’ADE d’effectuer quotidiennement des prélèvements d’échantillons de l’AEP de Saharidj pour analyse et contrôle rigoureux de la qualité de l’eau que reçoivent les citoyens dans leurs robinets. Pour rappel, des familles entières présentant des symptômes de diarrhée avaient été hospitalisées. Après analyse au laboratoire de la polyclinique d’Ath Mansour l’eau potable s’est avérée polluée, ne comportant aucune trace de javel ou de chlore.
Oulaid Soualah

