Akbou – Manque d'espaces de loisirs

Cela fait un bon bout de temps depuis que le jardin public, contiguë à la mosquée Ibn Badis et faisant face à la station de fourgons qui desservent la commune de Chellata dans l’ancienne ville d’Akbou, a été réhabilité sans pour autant ouvrir ses portes au grand public. Un espace que regardent les habitants et les visiteurs sans pour autant comprendre pourquoi il leur est «refusé» d’accès. Avant, ce jardin était ouvert au public qui s’y prélassait et passait son temps. Mais depuis son réaménagement (pavage du sol, réfection de sa clôture, plantation de certains arbres,… ) il est resté clos sans aucune explication. Pourtant, les jardins publics et les espaces verts manquent cruellement dans cette deuxième plus grande ville du département après Béjaïa. Les habitants, comme les visiteurs, ne trouvent pas un endroit ou un coin où passer de bons moments de paix et de détente à l’ombre d’arbres verdâtres et de jets d’eau rafraîchissant l’atmosphère immédiatement. À l’heure actuelle, Akbou ne possède pas d’espaces de loisirs, comme jardins publics, aires de jeux, salles de jeux publiques, mini-parcs…, où les habitants et particulièrement les familles pourraient combler leurs heures creuses, surtout pendant les week-ends, où la ville devient déserte et morne comme dans une atmosphère «d’obsèques». «C’est vraiment malheureux de constater qu’une ville de l’ampleur d’Akbou, avec tous les moyens qu’elle possède, humains et financiers, ne dispose pas d’espaces et de parcs de loisirs. Les ménages s’y ennuient à mourir surtout les enfants et les jeunes. Ces derniers se rabattent sur les rues et se rassemblent en groupes dans les quartiers à ne rien faire, si ce n’est à fumer des joints et à s’adonner à la consommation des boissons alcoolisées», regrette un habitant de cette agglomération. Il existe des places publiques munies de bancs, d’un semblant de carrés verts et de jets d’eau, mais ces équipements ont été vandalisés. Le cas de la place Amirouche Aït Hamouda en est un exemple édifiant. En effet, cette place publique, qui faisait la fierté des Akbouciens par le passé, est vouée à la clochardisation et l’avancée des détritus. Cet espace public, où trône un monument représentant un gigantesque fusil et deux canons datant du 19e siècle, -qui auraient probablement été utilisés pour pilonner des villages- est transformée en urinoir, et en lieu de beuverie et de vente de stupéfiants par des garnements sans loi ni foi. Cependant, ce qui aggrave encore la situation, c’est que le collège Mouloud Feraoun donne directement vers cette place qui fait face au siège de l’APC. Syphax Y.