S. Ait Hamouda
Dans son discours comme lors de la conférence de presse qu’il a animée, Ouyahia a fustigé l’opposition qu’il a traitée, à juste raison de rigide. Vaille que vaille ce fit contre pouvoir, ne voit que ce qui l’arrange et tombe à bras raccourcis sur ce qui ne l’agrée pas. Mais qu’à cela ne tienne, le Premier ministre a rétorqué que » Le gouvernement se doit de répondre à cette opposition car la démocratie consacre le droit à chacun de s’exprimer librement « . En expliquant les règles de démocratie, de liberté d’expression et de la latitude qu’à chaque algérien de penser ce qu’il veut, dans le respect de l’autre et de ses acquis, il voulait, M. Ouyahia, mettre les points sur les «I » et les barres sur les « T » à ceux qui n’ont pas l’air d’apprécier, mais alors pas du tout, tout ce que le pouvoir, c’est- à- dire le gouvernement, entreprend et programme pour sortir l’Algérie de la crise. Le Premier ministre a cité l’opposition « policée » que » nous saluons pour ses positions », affirmant que le gouvernement fera en sorte de convaincre le peuple et l’opposition, par le travail et avec des preuves, mois après mois ». Ce qui veut dire, vous pouvez nous critiquer dans notre travail, mais avec des arguments tangibles et des preuves sans lesquelles vous nous chargez inutilement de ce que votre imagination vous dicte. Et cela n’est pas la démocratie telle que pratiquée dans son entendement universelle. De plus, le Premier ministre a précisé quant au financement non-conventionnel que » le temps prouvera si le gouvernement avait raison ou tort d’adopter cette mesure, d’autant que les experts et les membres du gouvernement procéderont à l’étude de l’efficacité de cette mesure au cours des six prochains mois ». Pour ce qui est de la réactivation du contrôle des mécanismes d’application du plan d’action du gouvernement, le Premier ministre a indiqué qu’une instance indépendante chargée du contrôle de la mise en œuvre du plan d’action du gouvernement et du processus de financement non-conventionnel prévu dans ce programme, sera instituée par voie de décret présidentiel. Et voila pour ceux qui ne comprennent que les voix négatives et qui n’entendent que ce que leur souffle de plus négatif des souffleurs tapis dans leurs bureaux.
S. A. H.
