Annoncée pour juillet dernier, la réception du tronçon entre Akbou et Ouzellaguen de la pénétrante autoroutière reliant Béjaïa à l’autoroute Est-ouest, sera effective d’ici la fin du mois.
Le tronçon est pour rappel long d’une dizaine de kilomètres. Et son inauguration a beaucoup trainé à cause notamment des oppositions citoyennes, et des difficultés techniques et géologiques qui ont surgies et freiné l’avancement des travaux du projet de la pénétrante dans son ensemble. Plus d’une décennie après son inscription, cette pénétrante autoroutière est toujours au stade de chantier. Seule une section a été livrée. Il s’agit de celle reliant Akbou à l’intersection d’Ahnif, point de rencontre avec l’autoroute Est-ouest. Long de 42 kilomètres, ce tronçon a été livré au début du deuxième trimestre de l’année en cours. Avec l’inauguration de cette deuxième section à la fin de ce mois de septembre, la pénétrante de Béjaïa ne sera qu’à moitié achevée, c’est-à-dire 52 kilomètres sur la centaine prévue globalement. Il restera deux autres sections, à savoir celle d’Ouzellaguen à Amizour et, enfin, d’Amizour à Béjaïa. Celles-ci représentent une distance globale de 48 kilomètres. En plus de l’échangeur d’Ouzellaguen qui permettra aux habitants des communes d’Ighil Ali, Boudjellil et Ath R’zine de rallier directement la pénétrante au lieu de transiter par Akbou ou Ath Mansour, c’est-à-dire après avoir parcouru une vingtaine ou une quinzaine de kilomètres supplémentaires, il y a dans le projet six autres échangeurs. Faisant partie des projets des pénétrantes autoroutières devant relier l’autoroute Est-ouest à plusieurs wilayas côtières, celle de Béjaïa, inscrite en 2005, n’a pu être entamée qu’en avril 2013, soit huit années plus tard. Alors que 2 ans et demi de délais ont été accordés à ce projet, il est à 50% de taux de réalisation 4 années et demie plus tard. Pourtant, cette pénétrante autoroutière est perçue comme une initiative structurante, qui permettra à l’ensemble de la région de la Soummam d’améliorer ses performances socio-économiques. Elle contribuera au développement économique du port de Béjaïa, en permettant l’acheminement rapide des marchandises vers l’autoroute Est-ouest et à désengorger les importants axes routiers de la région. Il est utile de rappeler que cette autoroute, longue de 100 km, traverse la wilaya de Béjaïa du Sud-ouest au Nord-est, avec une trentaine de kilomètres linéaires de routes secondaires et rampes d’échangeurs, sera réalisée en un profil en 2×3 voies et sera composée de 46 ouvrages d’art, 7 échangeurs, 13 viaducs, 1 tunnel, 3 aires de services et une quinzaine de murs de soutènement. Sa mise en service globale est attendue avec impatience par toute la population de la wilaya de Béjaïa.
A. Gana.

