La flambée des prix perdure

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Les prix des fruits et légumes sont caractérisés par leur inaccessibilité dans la wilaya de Tizi-Ouzou et ce, depuis le début de l’été. «Après la fête de l’Aïd et les rentrées sociale et scolaire, on s’attendait au retour à la normale des prix, hélas ce n’est pas le cas. La cherté est maintenue. Nous n’arrivons plus à assurer le minimum à nos familles. Notre pouvoir d’achat est presque nul. Ce qui est anormal, c’est que même les fruits et les légumes de saison sont hors de portée. En septembre, la tomate fraîche se vend à 200 DA, c’est du jamais vu», fulminera un père de famille rencontré au marché des Ouadhias. En effet, après une virée à travers le marché et les différents points de vente, le constat est alarmant. La quasi-totalité des produits de consommation sont chers. La laitue, les poivrons et les piments sont affichés à 100 DA le kilo, la pomme de terre a atteint le prix de 60 DA, la courgette est vendue à 130 DA, la carotte à 80 DA, les navets à 100 DA, l’haricot vert culmine à 220 DA le kilo. Le constat est le même pour les fruits qui demeurent des produits intouchables. Le raisin, un fruit de saison, se monnaie entre 160 et 420 DA. Les dattes et les bananes, des produits intouchables puisque leurs prix dépassent tout entendement les 800 DA le kilo ! La pomme locale est affichée à 250 DA et celle importée à pas moins de 400 DA. Le melon et la pastèque se vendent à 80 et 60 DA le kilo. «Les viandes, les fruits et les légumes ne figurent jamais dans nos assiettes. Les responsables concernés sont appelés à intervenir pour ramener les prix à la baisse et nous épargner la malnutrition», appellera un chef de famille. Quant aux raisons de cette cherté, les commerçants interrogés trouvent que c’est la spéculation qui fait monter les prix : «Nous achetons chers et nous vendons chers», disent-ils. Pour leur part, les responsables de la direction du commerce se disent incapables d’intervenir sur les prix car le marché répond à la loi de l’offre et de la demande. «La cherté est injustifiée, c’est l’œuvre des spéculateurs et des intervenants. La traçabilité des produits est absente», diront-ils, en soulignant qu’ils n’ont pas suffisamment d’effectif pour assurer le suivi des produits à travers le marché local.

Hocine T.

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