l Le ministère de l’Education nationale vient d’annoncer sa volonté d’engager un dialogue avec les partenaires sociaux du secteur. Dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction, en début d’après-midi, le ministère invite » les syndicats agréés du secteur de l’éducation et les représentants des enseignants à participer à des rencontres qui seront programmées d’un commun accord « . Depuis 2003, le secteur de l’éducation connaît une grogne qui ne cesse de s’accroître, caractérisée par plusieurs mouvements de grève, portant sur des revendications socioprofessionnelles, suivis à des degrés différents et jalonnés par des interdictions émanant de la tutelle au motif que les syndicats qui les ont initiés (notamment le CNAPEST et le CLA) ne sont pas agréés.Nous assistons ces derniers jours à une montée, d’un cran, de la tension. Une grève de deux jours a été enclenchée à la mi-janvier, en dépit du caractère illégal dont elle a été jugée par le tribunal, par une coordination syndicale regroupant le Cnapest (enseignants du secondaire), le Cla (lycées d’Alger), Unpef (enseignants du fondamental), le Satef (travailleurs de l’enseignement fondamental), Sete de Bejaia (enseignants et travailleurs de l’éducation).La même coordination, baptisée » Cité » (Coordination intersyndicale des travailleurs de l’éducation), a tenu jeudi une réunion à Alger, à l’issue de laquelle la décision d’une grève de quatre jours, à partir de la mi-avril accompagnée d’un rassemblement des syndicalistes des quatre coins du pays devant le ministère de l’Education nationale, a été retenue. Les animateurs de la réunion de jeudi ont précisé que leur coordination mènera une campagne nationale et internationale, au cours de ce mois de mars, pour dénoncer les sévères restrictions dont souffrent les libertés syndicales et se disent confortés par le soutien dont ils jouissent de la part des parents d’élèves. Leurs revendications étant légitimes, les animateurs de la coordination se disent » prêts à débattre publiquement avec la tutelle et en présence des parents d’élèves de la plateforme de revendications ».En tout état de cause, le ministère affiche une volonté de dialoguer, et » fait part de son entière disponibilité pour débattre des problèmes socioprofessionnels du secteur, empreint de franchise et de sérénité, afin de trouver les solutions les meilleures à la prise en charge des doléances des personnels relevant de son secteur » et précise que les rencontres auxquelles il invite » ses partenaires sociaux » devraient » démarrer dès cette semaine « , selon le même communiqué.
Mourad B.
