Dans une ordonnance qu’il a adressée aux 32 communes de la wilaya, le wali Abderrahmane Madani Fouatih a instruit les assemblées communales d’établir le bilan de leur mandat 2012 – 2017. «Ce bilan doit être communiqué à travers les ondes de la radio locale, en présence des rédacteurs de la presse écrite et des députés du département, avec permission aux citoyens d’assister», a-t-il recommandé. L’objectif est de permettre notamment à la population d’avoir des explications détaillées sur le travail de leurs élus actuels, avant les prochaines élections locales. La commune de Keddara – Bouzegza, qui est la première à appliquer cette ordonnance, a organisé pas moins de 98 délibérations durant les cinq dernières années. Une période au cours de laquelle, a-t-on précisé, l’approvisionnement en AEP a atteint les 80%, l’assainissement les 85%, l’adduction au gaz naturel les 70% et l’électrification des douars éloignés du chef-lieu communal un taux de 85%. La dite commune historique a réalisé, selon ce bilan, des taux de croissance variant entre 4 et 6%, grâce à un budget de plus de 222 milliards de DA, dont ses élus ont bénéficié au début de leur mandat. Pour l’année 2017 qui s’achève, le taux de croissance est à hauteur de 8%, a-t-on noté. Relevant de la daïra de Boudouau dont elle est distante de 16 kms, la commune montagneuse de Keddara ne dispose, néanmoins, pas de marché de proximité. Du programme présidentiel des 100 locaux commerciaux, seulement 80 ont été réalisés, dont 70 distribués et 53 effectivement exploités. Le wali a tenu à rappeler la loi qui stipule que «les aides financières ne sont octroyées qu’aux municipalités prédisposées à réaliser leurs différents projets». Pour le cas de Keddara, il a refusé qu’une annexe d’un CFPA soit reconvertie en salle des fêtes, même si celle-ci pourrait procurer à la commune un gain financier à travers la fiscalité. Cette commune, regroupant plusieurs douars, souffre particulièrement d’un manque criant en structures sanitaires. Ses quatre centres de santé, dont l’un est situé à la limite de la wilaya de Bouira, n’assure pas de garde et manque de moyens. Les infrastructures culturelles et sportives y sont tout simplement inexistantes. La prochaine assemblée communale aura certainement du pain sur la planche.
Salim Haddou.
