Ighil Ali – Trois villages en manque criant d’eau

Les habitants des villages Tiniri, Belayel et Ath Serradj ne savent plus à quel saint se vouer devant la pénurie de l’eau potable survenant, depuis des années, sur les réseaux de distribution. En effet, ces villages, relevant de la commune d’Ighil Ali, vivent un stress hydrique qui ne dit pas son nom. Alimentés à partir des captages de sources et de puits locaux, ces localités n’arrivent pas à étancher durablement leur soif, car ces points d’eau demeurent très insuffisants. «Avec des sources d’eau dont le débit fluctue et chute drastiquement, surtout pendant la saison estivale et des puits presque à sec, notre village ne peut en aucun cas être alimenté en eau normalement», tranche avec amertume un citoyen du village Belayel, qui compte 1200 habitants, qui sont aux prises avec le manque d’eau potable. L’achat des citernes d’eau dans ces localités haut perchées devient une chose inéluctable, avec des dépenses faramineuses. À 1000 DA le remplissage, cela devient pesant pour les ménages de ces trois villages entre autres. Pour les autorités locales, qui continuent à alimenter via des citernes ces localités. L’alimentation de ces dernières à partir de l’oued Sahel à travers des forages «est très onéreuse, car cela demande une enveloppe financière assez conséquente», nous dit-on. Néanmoins, les habitants des localités précitées proposent l’alimentation de leurs villages à partir des forages de la commune voisine de Tizi Lakhmis pour les délivrer de leur supplice. «Nous demandons à ce que les autorités des deux wilayas s’entendent à ce sujet pour nous permettre une alimentation durable en eau à partir de la commune de Tizi Lakhmis», préconisent les habitants de ces patelins enclavés.

S. Y.