Prédominance des livres parascolaires et pour enfants

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En partenariat avec l’entreprise Gof-Expo de Sétif, la maison de la Culture de Béjaïa organise, depuis le 4 octobre dernier, la 1ère édition du livre de Béjaïa à la galerie d’art, sise au-dessous la grande salle de spectacles, sur le boulevard Krim Belkacem. Cette manifestation culturelle, qui s’étalera jusqu’au 22 de ce mois, regroupe une dizaine d’exposants, entre libraires et éditeurs venus de Mostaganem, Alger, Ghardaïa, Jijel et Khemis-El-Khechna. Mais le public constate, avec étonnement, qu’aucun libraire ou éditeur de Béjaïa n’a pris la peine de participer à l’évènement. Il se demande, d’ailleurs, s’ils n’ont pas été sollicités ou s’il s’agit d’un «boycott délibéré» de leur part. Pourtant, de l’avis des exposants interrogés, depuis son ouverture le 4 octobre, le Salon ne désemplit pas. Par ailleurs, il est à noter que le visiteur qui se rend au Salon du livre de Béjaïa sera vite frappé par la prédominance du livre parascolaire et des livres pour enfants. Il y a également un grand choix de livres religieux et de réédition de romans français, tombés dans le domaine public. Les nouvelles parutions, elles, sont, tout bonnement, aux abonnés absents, alors que le rôle d’un Salon du livre est justement de faire découvrir au public les nouvelles publications. Concernant le lieu de l’organisation de cette manifestation, à savoir la galerie d’art, le directeur de la maison de la Culture, M. Lakhdar Araoun, souligne, dans un bref entretien, que la manifestation devait se tenir dans le hall et le patio de la maison de la Culture. Si on l’a installé à la galerie d’art, qui est d’ordinaire destinée à accueillir les artistes peintres qui y exposent leurs œuvres, c’est pour faire connaître l’endroit au grand public. D’ailleurs, le prochain Salon du livre se tiendra dans le hall et le patio de la maison de la Culture, informe-t-il.

B Mouhoub.

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