Les citoyens de Melbou viennent d’éradiquer une décharge sauvage au village de Tahmilt. C’est sous le slogan «Ensemble pour un environnement sain» que la dynamique association Awal Issawal a initié l’opération pour parvenir, avec la bonne volonté de la majorité des citoyens, à l’éradication d’une décharge illicite à ciel ouvert, située à proximité du chemin de wilaya n°17, suivie d’une vaste opération de nettoyage, reboisement, embellissement et sensibilisation. Cette action écologique, à laquelle a pris part une soixantaine de personnes, s’inscrit dans le cadre de la protection et de la préservation de l’Oued Agrioune, apprend-on auprès de l’association en question. Ce genre d’actions se multiplie ces derniers temps à travers plusieurs localités de la wilaya de Béjaïa. En effet, en l’espace de deux semaines, la daïra d’Aokas a enregistré, à elle seule, une dizaine de volontariats axés sur le curage des caniveaux et le nettoyage des cités. Aliouène, Aït Aïssa et les cités du chef-lieu communal, à Aokas, Bourbia et Taliouine, à Tizi N’Berber, pour ne citer que ceux-là sont les quartiers à avoir donné l’exemple. Récemment, à Taskriout, la population a procédé à la fermeture du siège de la mairie et coupé la conduite d’eau alimentant, à partir de Laânser Azegza, la commune de Béjaïa, pour protester contre l’existence d’une décharge sauvage aux gorges de Kherrata, mitoyennes du chef-lieu communal de Taskriout. À Aokas, c’est en bord de mer que la décharge de la commune a été créée par un ancien président APC. Une décharge sauvage balnéaire pour une commune censée être touristique par excellence. A signaler qu’il était projeté la réalisation d’une unité de recyclage dans cette commune, mais le projet est resté au stade de… projet. Contacté, l’édile communal dira que celui-ci est confronté à une contrainte nécessitant une enveloppe financière de quelque 3 milliards de centimes. Il s’agit de déplacer le gazoduc se trouvant à proximité. Mais alors pourquoi ne pas délocaliser carrément ce projet de déchetterie ? Il peut être implanté dans un autre quartier ou bien dans la commune voisine de Tizi N’Berber, étant donné qu’on dit qu’il n’est pas nocif à la santé de la population. Dans les communes de la haute Vallée de la Soummam, des campagnes de nettoyage similaires sont organisées par des jeunes volontaires, pour redonner aux villages et forêts de la région leur lustre d’antan. De l’avis de la population, la réalisation d’unités de recyclage, de centres d’enfouissement technique et l’éradication des décharges sauvages doivent être au centre des préoccupations des candidats aux élections des assemblées locales du 23 novembre. Ce sont ces points que la population veut voir réglés. Les candidats doivent commencer, d’ores et déjà à étudier leur faisabilité pour pouvoir convaincre les électeurs lors des meetings qu’ils auront à animer durant la campagne électorale. Les citoyens ne peuvent plus se suffire de simples promesses de logements et autres projet fallacieux. Ils ne peuvent être convaincus que par un programme incluant du concret.
A Gana.
