Le démenti et les réponses du maire – «Tout est faux ! Leur objectif est de me discréditer à la veille des élections !»

Contacté par nos soins pour avoir sa version des faits, le maire FLN M. Saadi Ahmed dément ce qu’il a qualifié de «fausses allégations». M. Saadi, qui nous a répondu point par point, a déclaré qu’il s’agit «d’une manœuvre électoraliste qui vise à me déstabiliser et déstabiliser mon parti à la veille des élections municipales». Ainsi et concernant la première accusation formulée par les élus FFS, à savoir celle de mauvaise gestion et d’absence de transparence, notre interlocuteur a rejeté en bloc cette affirmation en déclare: «Ces élus du FFS sont membres de l’exécutif et président deux importantes commissions, notamment celle de l’urbanisme et celle des finances. Depuis notre élection en 2012, ils ont signé et participé à l’ensemble de nos délibérations et réunions, qu’ils ont, en plus, approuvées. Les PV des réunions sont affichés à l’entrée de la mairie, et vous pouvez le vérifier !», a-t-il martelé. Concernant le marché d’acquisition de matériaux pour la réhabilitation des réseaux divers et de l’éclairage public, pour un montant de sept millions de DA, l’édile communal a assuré l’existence d’une délibération communale, signée par l’ensemble des élus, dont figurent ceux du FFS, et approuvée par le chef de la daïra de M’Chedallah : «L’entreprise n’a pas été payée à temps, c’est vrai, mais elle a été finalement payée par une décision de la justice. Idem pour la gestion des bons d’essence. Je vous assure que les distances parcourues par nos véhicules ont été calculées et la consommation des carburants est réglementaire. Je pourrai même vous faire le calcul de notre consommation de ces cinq dernière années», a-t-il affirmé. Concernant la disparition de climatiseurs, d’un poste électrique et d’imprimantes du siège de la mairie, M. Saadi a tenu à s’en laver les mains, en affirmant que le matériel a disparu en 2010, donc pas durant son mandat. Pour la réhabilitation du chemin communal N°12, M. Saadi a assuré que le projet a été proposé par l’ancien wali M. Nacer Maaskri et a été réalisé dans les normes : «Pour le chemin communal 12, le projet de réhabilitation a été voulu par le wali, car cette route relie les deux wilayas de Bouira et Béjaïa. La nouvelle route n’a pas tenu, en raison du passage incessant des camions poids lourds. Figurez-vous que pas moins de 800 camions la traversaient quotidiennement ». Concernant la nomination d’un délégué communal au village, de Rodha malgré l’absence d’une antenne communale, le maire M. Saadi a assuré que cela a été fait à base d’une délibération de l’assemblée, approuvée par le chef de la daïra : «Nous avons inscrit un projet pour le reconversion de la maison de jeunes de ce village en antenne communale. Donc, dans la même délibération, nous étions obligés de nommer un délégué communal, c’est la loi ! Le projet n’a pas abouti en raison d’une opposition des citoyens de ce village, qu’on n’a pas pu lever malheureusement. Mais je vous assure que la nomination de ce délégué a été annulée une fois qu’on s’est rendu compte de cette situation. Il existe une autre délibération qui le prouve». À propos de la réhabilitation de certaines «routes familiales», notre interlocuteur avance qu’il s’agit de projets de réalisation de deux routes, qui mènent vers des quartiers du chef-lieu et non-pas vers des zones familiales, comme l’ont avancé les élus FFS. Le maire du FLN a tenu, dans le même cadre, de dénoncer ce qu’il a qualifié de ‘’chantage’’ des élus du FFS. Selon-lui, ces mêmes élus ont approuvé presque toutes les délibérations de l’assemblée. Il s’est aussi interrogé sur les véritables raisons ayant conduit ceux-ci à sortir ce rapport à la veille des élections : «Tout a commencé au mois de mars 2015, après que j’ai refusé d’introduire certains noms, proposés par ces élus, à la liste des logements sociaux. Quelques mois après, ils ont adressé ce même rapport au ministère de l’Intérieur et à la wilaya. J’ai reçu pas moins d’une vingtaine de commissions d’enquêtes, IGF, inspection générale et même de la cour des comptes. Les inspecteurs ont épluché tous ces dossiers, et n’ont rien constaté d’anormal ou d’illégal. Et si ce n’était pas le cas, je serais actuellement en prison. Ils veulent me discréditer à l’approche des élections, car ils savent que la population va renouveler sa confiance en la liste FLN», a-t-il conclu.

O. K.