Devant une flambée sans précédent des fruits et légumes, des sentiments d’angoisse et d’inquiétude s’emparent des pères de familles, notamment ceux issus des couches faibles et moyennes, lesquels assistent, impuissants, à l’érosion de leur pouvoir d’achat. Beaucoup ne savent plus, en effet, que faire face à la cherté des légumes et fruits et aux fins de mois difficiles. C’est une flambée qui s’en va crescendo et qui n’a pas l’air de s’arrêter avec une valse des prix qui changent au quotidien. Au niveau des différents marchés des fruits et légumes de la région de M’Chedallah, en particulier le souk hebdomadaire de la ville de l’ex-Maillot, la mercuriale s’affole. Ainsi, et lors d’une virée à travers plusieurs points de vente, il est constaté que la tomate est affichée à 190 DA, la courgette, aussi légume de saison, à 170 DA, le chou-fleur à 160 DA, le piment vert à 100 DA, l’oignon à 70 DA, la laitue à 150 DA et, enfin, la pomme de terre à 80 DA. Ce sont là des prix de légumes de saisons. D’aucuns s’interrogent et redoutent les prix qu’ils atteindront hors saison, en période hivernale notamment. Côté fruits, on retrouve le raisin du premier choix à 300 DA, et celui du 2e choix à 200 DA. La pomme et la banane, elles, sont affichées à 350 DA et la poire à 250 DA. Enfin, l’abricot vert, pourtant un fruit de saison, est affiché sur les étales à 200 DA. Des prix «hallucinants» qui dissuadent les chefs de famille et les ménagères de faire la tournée du marché. Bien entendu, les répercussions sur le niveau de vie et la qualité des repas ne se font pas attendre. En effet, elles ne sont pas nombreuses, à l’heure actuelle, les familles capables d’assurer à leur progéniture un repas équilibré. Si durant la saison chaude, les enfants peuvent tenir avec de frugaux repas, durant les journées glaciales de l’hiver, en revanche, leur santé se retrouvera vulnérable, faute de repas chauds et consistants, ceci quand on sait que la plupart des cantines scolaires du cycle primaire à M’Chedallah sont fermées. Une situation des plus inquiétantes, d’autant qu’ils sont nombreux les pères de famille dans ces régions du pays profonds à subvenir aux besoins de leurs enfants avec les rémunérations de 6 000 DA, octroyées dans le cadre du filet social.
O. S.
