Ath Mansour – à quand la réhabilitation du CW12 ?

Le calvaire des usagers du CW12 passant par la commune d’Ath Mansour continue depuis plusieurs mois déjà. La question de sa réhabilitation revient tel un leitmotiv sur les lèvres des habitants de la région, en ce sens que ce tronçon, long d’environ 3 km, a son poids dans la localité. Il fait la jonction entre la RN5 et le CW42 A qui « plonge », lui, dans la commune de Boudjellil située dans la wilaya de Béjaïa. Les dernières pluies qui se sont abattues ont rajouté au « malheur » de ce chemin qui se trouve dans un état déplorable. De l’ancienne couche bitumeuse il ne reste plus rien Elle a été carrément usée par les pluies, les torrents et les véhicules de gros tonnage devant lesquels la dernière couche du bitume, posée en 2016, n’a pu résister plus de temps. Actuellement, la circulation automobile sur ce tronçon névralgique est laborieuse. Cela met dans tous leurs états les conducteurs qui trouvent toutes les peines à conduire normalement devant des cratères, des sillons et autres crevasses qu’il faudra toujours éluder soigneusement pour éviter des dégâts aux véhicules. «Le CW12 est très utilisé par des dizaines d’automobilistes notamment par des routiers transportant toute sorte de marchandises. Ce chemin est un raccourci qui nous permet de gagner du temps. Il permet aussi de relier l’est et le centre du pays, notamment la capitale. Je ne vois pas pourquoi il n’est pas pris en charge en dépit de son importance capitale. Les habitants de la région ont vraiment besoin de ce chemin qui dessert aussi la polyclinique d’Ath Mansour», constate un routier. Pour leur part, les riverains de ce chemin crient tout leur désarroi quant à la non prise en charge de ce tronçon, où des nuages de poussière s’élèvent dans le ciel au passage de chaque véhicule laquelle va se déposer dans les habitations et les vergers qui le longent. D’ailleurs, comme il a été constaté, des arbres fruitiers longeant ce chemin, en particulier des oliviers, sont carrément « enduits » de poussière ce qui pourrait les asphyxier à la longue. Par ailleurs, avec la prochaine ouverture de l’échangeur de Passala pour l’accès vers la pénétrante Ahnif-Béjaïa, ce chemin sera utilisé encore davantage et ce, pour son importance dans le trafic routier ; d’où la nécessité absolue de le réhabiliter, préconisent des habitants de la région.

Y. S.