Baptisation de la placette de la mairie

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à l’occasion du 56e anniversaire des événements du 17 octobre, qui coïncident avec la Journée de l’immigration, le bureau de l’ONM et l’Association de la Fédération de France de Tizi-Ouzou, en collaboration avec l’APC d’Aghribs, ont organisé une journée commémorative au lycée Hamadi Mohamed d’Agouni Oucherki. Au menu de la commémoration, la baptisation «17 Octobre 1961» de la placette de la mairie, en présence des autorités locales, des moudjahidine et des citoyens de la commune. Au lycée en question, une exposition photos et de coupures de journaux s’est tenue dans le hall de l’établissement, pour donner un bref aperçu historique des massacres perpétrés à l’encontre d’Algériens à Paris par la police de Maurice Papon en 1961. Après la levée des couleurs nationales dans la cour du lycée, un déjeuner collectif a été offert pour l’ensemble des participants au réfectoire de l’établissement. Avant la conférence prévue pour la circonstance, le président APC et la directrice de l’école, après avoir souhaité la bienvenue à tous les présents, ont chacun sensibilisé les lycéens, notamment ceux en classe terminale, sur la nécessité de saisir la grandeur des sacrifices consentis par les moudjahidine et martyrs de la génération de novembre 1954. Par la suite, le conférencier M. Arrad Ahmed, cadre de l’ex-fédération du FLN de France et membre du conseil national de l’ONM, a relaté les grands événements vécus à Paris par les structures du FLN, pour faire entendre la voix des Algériens à l’opinion internationale. Dans ce sillage, il a rappelé que l’administration coloniale avait mené une violente répression dans la capitale des droits de l’Homme contre une population immigrée totalement pacifique et vulnérable. C’est la première fois, fait-il remarquer, dans l’Histoire des peuples en lutte pour leur indépendance que le colonisé porte la guerre sur le sol du colonisateur. Ce 56e anniversaire du 17 octobre 1961 constitue, donc, une halte pour les Algériens, pour se remémorer et faire remarquer aux jeunes générations à quel point la souveraineté et l’indépendance de l’Algérie ont été chèrement acquises par les Moudjahidine et Chouhada. Dans son intervention, M. Arrad a listé un certains nombre de faits ayant marqué cette période tragique, notamment les atrocités auxquelles se livraient, en toute impunité, les policiers parisiens. Avant la clôture de la conférence, les lycéens ont participé avec un nombre important de questions sur le sujet. A la fin, des médailles de mémoire on été attribuées au président APC, au chef de daïra, ainsi qu’à la proviseure du lycée au nom de Fatma Beddar qui a été jetée dans la seine en ce jour fatidique, alors âgée d’à peine 15 ans.

Ali Iber

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