l La zone d’activité de Aomar souffre de la mauvaise évacuation de ses eaux usées. L’assainissement, l’eau, l’électricité et le gaz sont des commodités que l’agence foncière est tenue de réaliser avant l’implantation des investisseurs sur les lots qui leur sont destinés. Ceci a bel et bien été le cas de la zone d’activité de Aomar, excepté le raccordement au gaz naturel, lequel reste pendant. Mais toutes ces commodités ne fonctionnent malheureusement pas comme l’auraient espéré les occupants.
En effet, depuis l’installation et à nos jours, les canalisations devant assurer la collecte et l’acheminement des eaux usées vers le réseau d’assainissement, ne sont d’aucune utilité. « Toutes les conduites sont ici et là bouchées, et ne permettent pas l’évacuation des eaux usées vers la conduite principale », explique le gérant de l’unité de conditionnement de l’aliment de bétail. Ceci a entraîné le creusement de fosses à maints endroits aux alentours, afin de bloquer le passage des eaux usées.
Cette situation n’est pas faite pour arranger les choses, car ajoutera l’investisseur, « une mauvaise évacuation nous condamne à ne pas jeter l’eau, de peur de la voir stagner dans les lavabos ou les bidets ».
A. Chérif
Les lenteurs de l’administration découragent les entreprises
l Toute personne désirant investir à Aomar, plus particulièrement dans la PME, devra d’abord subir la dure épreuve de l’éligibilité, ainsi que l’aval des banques. La multitude de documents à fournir, la lenteur dans le traitement des dossiers et l’humeur maussade des bureaucrates découragent à l’avance ceux qui doivent emprunter ces passages obligés. Entre autres cas ayant vécu cette triste réalité, l’exemple d’un opérateur d’Aomar, voulant créer une usine et qui n’a toujours pas démarré cela illustre bien cette situation. Le concerné, découragé, nous dira : « Joindre au dossier 24 exemplaires de l’étude technico-économique du projet, avouez que c’est usant ». Ces freinages diminuent considérablement la « volonté d’investir », l’afflux des intéressés vers les bureaux de l’APSI, du CALPI, de l’ANSEJ et de la CNAS décroît, comparé à celui du lancement des dispositifs. L’investisseur sus-cité enchaînera : « J’avais l’intention d’investir dans le PVC, mais toutes ces péripéties commencent à me faire changer d’avis ».
A. Ch.
