L'école Chérifi délaissée

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Si avant la rentrée scolaire, les responsables du secteur assuraient que tous les moyens étaient prêts pour une année scolaire sereine, il n’en demeure pas moins qu’on entend ici et là que certains établissements accusent des manques entravant la bonne scolarité des potaches. L’école primaire Chérifi est l’une de ces exemples. Selon les parents d’élèves, cette école est, carrément, délaissée : «Imaginez que pour que nos enfants prennent leurs repas à la cantine, il a fallu que nous achetions une citerne d’eau avec nos propres moyens. C’est inadmissible», fulmine, dépité, un parent d’élève. Le même interlocuteur nous apprend que l’état de cet établissement est en délabrement avancé. «Ce sont des anciennes classes. D’ailleurs, elles ne répondent pas aux besoins des élèves qui sont contraints d’étudier en double vacation. Nous avons, au total, 150 élèves qui viennent des sept villages environnants. Ils sortent à dix-sept heures, et certains sont obligés de parcourir au moins deux kilomètres à pied pour rentrer chez eux», enchaîne le même parent. Celui-ci confie, par ailleurs, que le portail de l’école a été repeint grâce à la contribution des parents. Devant toutes ces carences, les parents d’élèves, par le biais du comité de village, ont sollicité la direction de l’éducation pour un bloc scolaire. «Depuis des années, nous n’avons pas cessé d’attirer l’attention des autorités locales et de la direction de l’éducation. En vain. Une commission a été diligentée par le directeur de l’éducation. Après constat, ses membres nous ont promis un bloc scolaire. Depuis, il n’y a eu rien de concret», souligne un autre intervenant. Pour les parents d’élèves, l’hiver serait difficile dans ces classes, sises sur un piton où le vent éteint même les poêles à mazout. «Les gouttières mal raccordées laissent suinter les eaux pluviales sur les murs. En tout cas, je peux dire que cette école attend une rénovation entière. N’était la volonté des parents, elle serait fermée depuis longtemps», conclut notre premier interlocuteur.

Amar Ouramdane

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