Habitat rural 511 chantiers en attente de lancement – Les raisons d’un blocage…

Plus de 500 logements de la formule habitat rural demeurent en instance de lancement à travers toute la wilaya de Béjaïa, a-t-on appris auprès d’une source de la Caisse nationale du logement (CNL).

«Il y a de nombreux motifs à ce blocage. Selon les informations recueillies auprès des collectivités locales, auxquelles échoit la charge de gestion des dossiers de souscription, cela résulte essentiellement de la difficulté que rencontrent les prétendants à obtenir un permis de construire, un document exigible dans le dossier», souligne notre source, rappelant que la loi donne aux souscripteurs un délai de six mois pour libérer la 1ère tranche. A défaut, souligne-t-il, la décision est annulée et attribuée à un autre demandeur éligible. Par ailleurs, apprend-on d’une source digne de foi, aucune aide à l’habitat rural n’a été consentie au profit de la wilaya de Bgayet depuis 2015. La libération de nouveaux programmes, indique-t-on, est subordonnée à l’achèvement total des programmes en cours. Voilà une nouvelle qui bat en brèche les informations colportées ici et là et selon lesquelles les pouvoirs publics ont renoncé au soutien de l’habitat rural. Une formule qui, le moins que l’on puisse dire, a le vent en poupe. Il faut dire que la wilaya de Bgayet a été dotée d’un programme conséquent d’aide à l’habitat rural, financé par le fonds national du logement (FONAL). En effet, à se fier à un responsable de la direction du logement, pas moins de 49 653 unités ont été attribuées depuis 2002. «Ce chiffre recouvre l’ensemble des programmes affectés au profit de la wilaya, au titre des deux derniers plans quinquennaux d’investissement, c’est-à-dire depuis l’année 2002», dira, en substance, notre interlocuteur. Le même responsable fait état de 43 100 logements réceptionnés, alors que 5 300 logements sont toujours en chantier. «La plupart de ces logements en construction concernent des bénéficiaires qui ont pris la première tranche de leur aide, et qui tardent à se manifester pour encaisser la 2e tranche, et ceci en dépit de toutes les facilités accordées», informe le responsable de la DL.

N Maouche.