GROGNE Au premier jour de la grève des communaux – Diversement suivie

Les travailleurs des communes ont tenu leur mot d’ordre, hier, d’une grève nationale de trois jours. «Au premier jour de grève, les travailleurs des communes ont participé massivement à cette unième action de protestation. Le taux de suivi est de 75% à l’échelle nationale», a indiqué Nacer Amine, membre du conseil national de la fédération nationale du secteur des communes, affiliée au syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (SNAPAP). Les grévistes se disent «déterminés» à poursuivre le chemin de la protestation jusqu’à la prise en charge de leurs revendications. Le syndicat a estimé que les mesures prises récemment dans le domaine économique, pèsent «lourdement» sur le devenir des travailleurs et leurs familles. «On considère que les mesures antisociale décidées à l’encontre des salariés, notamment les déclarations du Premier ministre et les mesures prises par le gouvernement concernant le versement des salaires du mois de novembre et le recours à la planche à billet, mettront en péril le pouvoir d’achat des travailleurs déjà fortement ébranlé», lit-on dans le communiqué de ladite fédération. Et d’ajouter : «Nous, les membres du conseil national des communaux, condamnons énergiquement ces mesures unique et anti-travailleurs. On reste mobilisés pour contrecarrer, par les actions de terrain, la mise en application de ces mesures». La plateforme de revendications des communaux s’articule autour de plusieurs points, notamment la révision des primes en vue d’une augmentation à 2 000 DA de l’allocation familiale et de l’indemnité de la femme au foyer à 8 000 DA, et l’application de l’indemnité des agents de l’état civil avec effet rétroactif à compter du 1er janvier 2008. Les grévistes plaident, également, pour l’élargissement de la prime de souveraineté au secteur des communes, la réduction de l’IRG, la refonte du statut général de la fonction publique et des statuts particuliers de tous les corps des communes, et l’intégration des contractuels.

Samira Saidj