Pour parer à tout accident de la circulation sur le tronçon de la RN30 qui traverse leur municipalité, des habitants du chef-lieu communal de Saharidj et ceux du village d’Ath Hamad ont procédé récemment, de leur propre chef, à l’installation de ralentisseurs. Selon les villageois, cette décision a été prise, après qu’ils ont «attendu, en vain, que les autorités locales et les services de la subdivision des travaux publics (STP) de M’Chedallah réalisent ce projet qui leur avait été promis». Des membres du mouvement citoyen des deux localités nous ont informé qu’ils avaient demandé « «verbalement et par écrit l’installation de dos-d’âne à hauteur de leurs agglomérations, mais les responsables n’ont rien entrepris et les sollicitations sont restées lettre morte». Tareq, un villageois d’Ath Hammad, nous expliquera : «Nous avons sollicité les services de l’APC de Saharidj, ceux de la daïra de M’Chedallah, le chef du service des travaux publics, nous nous sommes même présentés au siège de la STP pour exiger l’installation de ralentisseurs sur la RN, mais ça n’a rien donné. Nous n’avons eu droit qu’à des promesses creuses». Et d’ajouter : «Nous avons essayé de sensibiliser les automobilistes empruntant la RN30 qui passent à une vitesse incontrôlable devant les passages piétons, notamment à hauteur des établissements scolaires au niveau du village d’Ath Hamad (CEM et école primaire), mais la situation n’a pas beaucoup changé et le danger est sont toujours omniprésent ». C’est donc ce qui mené à cette initiative d’installer des ralentisseurs en terre battue et en argile, afin de sécuriser un tant soit peu le passage des écoliers et des riverains. Selon certains villageois, les habitants du chef-lieu de la commune de Saharidj ont fait de même en aménageant des ralentisseurs devant leurs demeures, la mosquée, les écoles primaires, le CEM et le lycée. Selon certains témoignages, «des automobilistes en état d’ivresse roulent à vive allure sur ce tronçon de la RN30, violant sans vergogne le code de la route et menaçant la vie des écoliers et des habitants». Pourtant, la vitesse en agglomération est limitée à 30 km/h, mais cette limitation n’est que rarement respectée par les automobilistes sur la RN30. Pour rappel, des dizaines de morts sont enregistrés chaque année le long de cette route nationale. A l’origine de ces accidents mortels, l’excès de vitesse et la conduite en état d’ivresse. Il faut dire aussi que plusieurs tronçons de la RN30 traversent la montagne et sont donc sinueux et étroits. Sur la portion allant de Tizi N’kouilal à Imesdourar, la route est particulièrement dangereuse où l’on assiste souvent à des chutes de pierres et à des glissements de terrains.
Yugurten Y
