C’est l’avis même du chef d’antenne de l’ANEM, la plupart des placements de demandeurs d’emploi se font dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. Effectivement, les projets dont a bénéficié la commune ont boosté l’emploi. Il s’agit des 1000 logements en cours de réalisation inscrits dans le programme du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, de mille autres logements relevant de l’ADDL. D’ailleurs, il suffit de passer devant ces chantiers pour remarquer ces centaines de travailleurs qui quittent leur travail aux environs de 16 heures. Selon un chiffre, que nous n’avons pas pu confirmer, donné par une source locale, ces chantiers emploieraient plus de 1500 ouvriers à quoi s’ajoutent aussi les 2000 employés des entreprises en charge de la réalisation de la pénétrante vers l’autoroute Est-Ouest. «Ces projets structuraux lancés ici et là à savoir le secteur du bâtiment à Draâ El-Mizan, la réalisation du barrage d’eau à Assif N’Tletta et la pénétrante vers l’autoroute Est-Ouest ont réduit le taux de chômage, bien que celui-ci reste toujours élevé quand on voit ces milliers de jeunes qui arrivent sur le marché de l’emploi», nous confiera une source proche de l’un de ces projets. Il y a lieu de noter aussi que les petites entreprises, de leur côté, offrent des dizaines d’emploi à d’autres demandeurs. On citera la relance des logements LPP, celui du futur CFPA, ceux de la piscine semi-olympique et la salle omnisports. «Je peux vous dire que ce genre de projets sont des pourvoyeurs d’emploi même si ceux-ci sont à durée limitée», estimera la même source. Par ailleurs, il est important de rappeler que le projet de la construction d’un pénitencier de 300 places pour les détenus est à l’arrêt depuis 2015. Tout le monde souhaite que ce projet soit repris pour offrir des emplois. À son lancement, il faisait travailler plus de 300 ouvriers. C’est dire que ce projet constituera une autre aubaine pour ces pères de familles en chômage depuis le démantèlement du chantier. Aussi, il est attendu au niveau des deux daïras (Draâ El-Mizan et Tizi Gheniff) le lancement des zones d’activités sur lesquelles repose l’espoir de milliers de jeunes en chômage. «Ces zones d’activités boosteront à coup sûr l’emploi. Il faudrait que nos responsables se hâtent à les lancer. Cela fait maintenant plus de six ans qu’on a parlé d’une zone industrielle de 130 hectares et qui, finalement, a été scindée en deux zones d’activités d’un peu plus de 50 hectares chacune. C’est dire que ce projet a tant tardé», nous expliquera un membre de la coordination des comités de villages de Tizi Gheniff. Enfin, selon les chiffres communiqués dernièrement par l’ANEM de Draâ El-Mizan, cette organisme a enregistré jusqu’à la fin du mois de septembre 5144 demandeurs, 1612 ont été placés dont 152 femmes à la même date.
Amar Ouramdane
