L’UNPEF maintient sa grève pour demain

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L’Union nationale des personnels de l’Education et de la formation (UNPEF) maintient son appel à une grève pour demain. Son président, Sadek Dziri, a confirmé hier lors d’une conférence de presse tenue au niveau de son siège national, qu’un arrêt de travail de deux heures (10h-12h) sera observé demain au niveau de tous les établissements scolaires, sur tout le territoire national. Revenant sur les raisons ayant motivé cette action de protestation, le responsable syndical a expliqué : «Les travailleurs de l’Education veulent, à travers cette action, exiger le respect des constantes nationales». Le syndicaliste cite l’exemple de retrait de la ‘’basmala’’ qui, selon lui, est une atteinte aux constantes nationales. En ce qui concerne la réforme de seconde génération, le président de l’UNPEF dénonce «la précipitation dans l’application de la réforme». Pour ce qui est de la loi de finance 2018, Sadek Dziri dit déplorer le fait que «cette dernière comporte de nouveaux impôts, ce qui portera atteinte aux sacrifices et aux acquis des travailleurs». Il dénonce par ailleurs «la réduction du budget de l’éducation, une baisse de 4,91%», a-t-il déploré. Il appelle à «l’ouverture d’un partenariat efficient et à un dialogue avec les représentants légitimes des travailleurs». Abordant la distribution des manuels scolaires, le conférencier déplorera : «Certains établissements n’en disposent toujours pas», a-t-il affirmé. Dziri a par ailleurs salué l’introduction des prénoms berbères dans les manuels scolaires, appelant à développer encore plus Tamazight, «l’un des piliers de l’identité nationale», dira-t-il. Le président de l’Unpef appellera la tutelle à «faire de la langue anglaise la deuxième langue scolaire, à la place de la langue française». Il y a lieu de rappeler que cette action de contestation sera suivie d’une grève nationale le 25 novembre, conformément à ce qui a été décidé dans le cadre de l’intersyndicale de la fonction publique. L’organisation syndicale réitère son attachement à sa plate-forme de revendications, dont «l’amélioration des conditions de travail et le changement du statut particulier des travailleurs du secteur». L’Unpef réclame «de la pondération» dans l’application des réformes de seconde génération et «l’élargissement de la consultation». Elle exige également un audit de la CNR, ainsi que «la mise en place d’un système de formation continue pour les enseignants par l’ouverture d’instituts spécialisés».

L.O.Challal

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