La problématique des déchets devient, de jour en jour, une préoccupation majeure, vu son impact sur l’environnement et la santé publique.
Et c’est la raison pour laquelle la faculté des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion de l’université de Béjaïa organise, depuis hier, un colloque international d’intelligence territoriale au campus d’Aboudaou. C’est sous le thème «Valoriser le territoire et améliorer sa qualité au moyen de la gestion des déchets et de l’économie circulaire» que cette rencontre a lieu en présence d’une trentaine d’enseignants universitaires, venus de France, Belgique et des différentes universités algériennes, pour y présenter des communications et y animer des ateliers autour de cette thématique. Une approche globale dans tous les aspects y compris les déchets au niveau de la ville de Béjaïa a été développée par le professeur en sciences économiques à l’université de Béjaïa, M. Khelladi, dans sa communication portant sur «Une ville en guerre contre son territoire». Avant lui, S. Guillemin, responsable performance de la ville de Besançon (France) et de la communauté d’agglomération du Grand Besançon, avait disserté autour de la qualité au service de la performance dans la gestion des déchets du territoire du Grand Besançon. En ouverture de cette série de communications de la matinée d’hier, Cyril Masselot, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, avait parlé sur les perspectives de l’intelligence territoriale. Par contre, plus explicite, son collègue, Jean Jacques Girardot, maître de conférences en sciences économiques, avait longuement disserté sur l’intelligence territoriale, développement économique et économie circulaire. L’on retient de cette intervention, la nécessité de minimiser l’impact du produit sur l’environnement en concevant dès sa production sa durabilité et concilier, par conséquent, le développement économique et respect de l’environnement. Ceci se fera, selon l’orateur, avec ce nouveau concept qui n’est autre que l’éco-circulaire, un concept en émergence qui favorise la production de biens et services en limitant fortement la consommation et le gaspillage des énergies en proposant une écologie industrielle. Il détaillera l’intelligence territoriale en sens pratique laquelle vise à associer, à l’échelle d’un territoire, les connaissances savantes, les expertises professionnelles et les savoirs populaires en plus des explications données au sujet du développement durable dans la mesure où il implique l’harmonisation des objectifs économiques, sociaux et environnementaux. Approché, B. Hachemaoui, président du colloque, a déclaré que le but est de vulgariser la notion de l’intelligence territoriale en tant qu’approche globale et systémique des problématiques territoriales lesquelles doivent être traitées d’une manière globale. C’est-à-dire, pour notre orateur, il faut que tout le monde s’y mette, que ce soit les économistes, les biologistes, les entrepreneurs et autres. L’après-midi d’hier a été réservée à l’animation de trois ateliers alors que la matinée d’aujourd’hui sera consacrée à l’animation de deux autres ateliers durant lesquels les participants débattront des retombées économiques, sociales et environnementales da la gestion durable des déchets et des approches pour une gestion intégrée de la propreté entre population, puissance publique et opérateurs privés.
A. Gana

