La campagne électorale pour les municipales ne captive pas la population autant que le souhaiteraient les candidats en lice. C’est en effet un désintérêt évident des citoyens qui est constaté, s’expliquant par la déception généralisée face à «l’échec cuisant» des assemblées précédentes. Que ce soit au chef-lieu de la commune de Chemini ou dans les villages, le constat est le même : les panneaux d’affichage presque tous nus et les quelques affiches collées sont en lambeaux. Le peu d’intérêt qu’accorde la population locale à ce rendez-vous électoral est plus que significatif. Bon nombre de citoyens jugent cette campagne «frivole» et loin de la réalité de leur quotidien. Et les cinq listes en lice tentent tant bien que mal de convaincre les électeurs, chacune allant de ses arguments. Il s’agit du FFS, du RCD, du RND, du FLN et d’une liste indépendante dénommée «Consensus communal» qui se disputent les 15 sièges de la municipalité. Parmi les cinq candidats têtes de listes, il y a deux ex-maires, Bensalama Nacer, tête de la liste indépendante, et Hamid Houari à la tête de la liste FLN. Quant aux trois autres listes, une jeune femme, Mousli Kenza, conduit celle du RND, Rachid Kecha celle du FFS et Madjid Ouddak celle du RCD. Depuis son démarrage officiel, la campagne électorale pour les locales du 23 novembre prochain se déroule dans une quasi-totale indifférence, même si certains meetings abrités par la salle des spectacles de la maison de jeunes ont drainé du monde. Les rencontres de proximité dans les villages n’ont pas non plus connu un grand succès. Et dans le souci de ratisser large, les candidats en lice ont opté pour la toile, où la bataille électorale fait en effet rage. Et cela semble tenter un peu plus les jeunes, friands des nouvelles technologies. Au vu des multiples carences qui rongent la localité, le futur président de l’assemblée communale aura du pain sur la planche. Absence d’infrastructures de base, routes dégradées, pénurie d’eau potable, réseau d’assainissement défaillant, projets de développement inexistants… sont autant de défis à relever.
Bachir Djaider
