Profitant des bonnes dispositions des candidats à la présidence de l’APC d’Aïn El Hammam, les commerçants sinistrés leur ont soumis leur problème qui date de près de dix ans.
Dans une lettre explicative affichée en ville, dont nous détenons une copie, ces commerçants rappellent que leurs locaux ont été démolis en 2009, «suite à un glissement de terrain (…) sans susciter la moindre prise de décision en vue d’endiguer une catastrophe imminente (…)». Les signataires dénoncent : «le RCD qui avait assumé la responsabilité de cette démolition (…)», qui aurait, à l’époque, promis par le biais de «son maire l’accompagnement des sinistrés». Leurs multiples rencontres avec les différents maires et chefs de daïra dont le siège a été fermé à plusieurs reprises, ainsi que les différents walis qui se sont succédé à la tête de la wilaya de Tizi-Ouzou, ne semblent pas avoir eu l’écho escompté par ces sinistrés qui n’ont jamais cessé de revendiquer un recasement ou une indemnisation. «De toutes les assiettes de terrain recensées à Aïn El Hammam, aucune n’a été retenue pour permettre de recaser ces pères de familles, pour la plupart, qui se sont retrouvés au chômage et contraints d’aller chercher du travail ailleurs. De toutes les promesses faites par les chefs de daïra et les walis, aucune n’a été concrétisée», ajoutent les protestataires qui citent entre autres «celle de monsieur Merrad qui, lors d’une réunion tenue à la bibliothèque communale, ordonna à son Secrétaire général de mettre en branle le projet de création du marché de gros dans lequel nous serions recasés». Avant lui, un autre responsable de la wilaya «avait promis notre recasement à Aghrib dans des locaux commerciaux dans cette ville, avec l’assentiment du maire (de la commune en question, Ndlr)». Les rédacteurs de la lettre relatent, en sus, une partie des nombreuses péripéties qu’ils ont vécues pour recouvrer leurs droits mais en vain. «Nous osons espérer que le prochain exécutif communal fera preuve d’un intérêt à notre triste sort par l’exhumation d’un problème qui semble évacué des préoccupations des autorités (…)», concluent les rédacteurs de la missive.
A.O.T.

