Avaloirs, ces casse-tête chinois… – Vallée de la Soummam

Dans les quatre daïras de Tazmalt, Akbou, Ighil Ali et Ath Mlikech, les avaloirs sont, en partie, bouchés avant même l’arrivée de la saison hivernale. Les services de la voirie des régions suscitées ne se sont manifestés qu’après les premières pluies automnales pour éviter d’éventuelles obstructions plus graves et, partant, des inondations au niveau de plusieurs quartiers. Entre Tazmalt et Akbou, même scénario, des avaloirs bouchés également. À Allaghan, Guendouz, Ighil Ali et Akbou, en passant par le village Amirouche, c’est là que se sont bouchés le plus les avaloirs qu’on bricole, depuis 2002, pour prévenir une défluviation d’un oued à proximité qui pourrait inonder le côté gauche du village. Les accotements sont trempés, l’eau coule à peine dans les avaloirs bouchés à l’emballage de bière. Les avaloirs du village Amirouche sont, à chaque intempérie, obstrués. «À chaque fois, on bricole avec quelques ouvriers munis de quelques pelles et pioches. De toute manière, il n’y a jamais eu de prévention à temps pour éviter les obstructions et les débordements, en cas de pluies diluviennes. Aucun nettoyage, aucune dépollution. Le problème des avaloirs du village Amirocuche dure depuis les événements de la Kabylie. Il y a eu quelques travaux pour essayer de venir à bout de l’obstruction des avaloirs, mais en vain. Plus on essaie de déboucher plus les avaloirs se remplissent de terre, de pierres, de bouteilles de bières et de bouteilles d’eau. Il faut faire un travail qui ne soit pas du bricolage et en finir une bonne fois pour toutes avec ces avaloirs qui donnent, à chaque saison hivernale, du fil à retordre aux autorités locales», suggère un habitant du village Amirouche. Il est à noter que l’avaloir principal du village Amirouche n’est pas à même de laisser passer l’eau de ruissellement même s’il n’y a pas de fortes averses. Les habitants du bourg estiment qu’«il faut encore agrandir et mettre de plus grandes buses pour que l’eau de pluie coule sans soucis». Jusque-là ce qui a été fait durant des années s’avère fort insuffisant. «Il faut des voies de drainages à même de laisser passer l’eau et nettoyer périodiquement les déchets qui bourrent les avaloirs. C’est le seul moyen d’éviter les obstructions et les inondations qui en résultent», préconise-t-on.

Nassim Fawzi