M'Chedallah Braconnage intensif, chauffards peu scrupuleux… – Des espèces rares en voie d’extinction

C'est une véritable hécatombe qui se produit sur nos routes sans que personne ne se sente interpellé.

En effet, tout animal tant sauvage que domestique qui s’aventure à traverser la route est condamné à être impitoyablement écrasé par des chauffards qui, non seulement ne font aucun geste pour les éviter, mais leur passe dessus sans aucun scrupule en prenant leur geste criminel pour un exploit. Un fait condamnable qui se reproduit à chaque fois où l’on voit les pauvres bêtes réduites en bouillie par les roues des poids lourds, en particulier. Les cadavres de chiens, chats, chacals, sangliers et lièvres jonchent les bordures des routes y compris celles de moindre importance, en matière de circulation routière. Un état de fait encouragé par un manque flagrant de plaques de signalisation. Des plaques et panneaux signalétiques avertissant de la présence d’animaux sauvages ou le passage d’animaux domestiques ont, en effet, disparu dans toute la région et même sur les routes traversant le Parc national du Djurdjura (PND) ou celles traversant les grandes forêts qui pullulent d’animaux sauvages de diverses espèces. Même les bêtes sauvages en voie de disparition ne sont pas épargnées par ces chauffards qui éprouvent un malin plaisir à les tuer sans en tirer un quelconque profit. Pour rappel, il y a de cela quelques mois, une hyène rayée avait été écrasée par un camion sur la RN30, à proximité de la forêt d’Achaivou, dans la commune de Saharidj. Le PND, souvent confronté à ce genre d’accident, aurait dû prendre les devant pour «protéger» ces espèces rares qui sont d’une inestimable utilité pour l’environnement puisqu’ils veillent à l’équilibre de l’écosystème. Il arrive qu’on tombe sur l’une de ces malheureuses bêtes avec l’échine brisée agonisant pendant plusieurs jours avant de périr. C’est un cas sur lequel doit se pencher en urgence le législateur pour y mettre un terme par des lois sévères, au même titre que le braconnage qui revient en force avec un recul net du terrorisme et de l’insécurité, une chasse tous azimuts par diverses façons au fusil, au collet et piège. La dernière trouvaille de ces braconniers est l’utilisation de filets semblables à ceux de la pêche avec lesquels ils font des ravages parmi toutes les espèces d’oiseaux en toute impunité, au su et au vu de tous les organismes étatiques concernés doublée d’une passivité complice du mouvement associatif, notamment ceux à caractère environnemental.

O. S.