Il nous a été donné d’assister à la première sortie pédestre des éléments de la brigade de gendarmerie de la commune de Saharidj en tenues et équipements réglementaires en début du week-end à travers les artères du chef-lieu de la même commune. Une sortie plutôt remarquée qui remet ce corps de sécurité dans son contexte naturel et qui est celui de représenter la loi et l’ordre, deux choses qui ont fait cruellement défaut depuis plusieurs années et durement ressentie par la société civile. Une société qui a fait connaissance durant toutes ces années avec “la loi de la jungle” au sens complet du terme. La population, dans son écrasante majorité, n’a pas cherché à cacher son contentement à la vue de cette sortie inopinée qui revêt un caractère des plus “officiels” au grand dam d’une infime minorité parasitaire composée de délinquants ainsi que d’autres individus louches qui gravitent autour de la mosquée. “Ne ressent la braise que celui qui marche dessus”, par la force des choses, cette région, à l’image de toute la Kabylie livrée à elle-même, est devenue un brasier, une fournaise où il n’est pas aisé de vivre et où la drogue, l’alcool, les vols et les agressions ne manquent pas. Le terrorisme, les crimes et les rackets sont le lot quotidien que subit une population sans défense.
O. S.
