La cité 164 logements AADL 2, dite Larbi Boukhari, est dans une situation lamentable. En fait, les résidents de ce quartier sont en colère contre les gestionnaires de ces immeubles. «Nous n’avons pas cessé d’attirer leur attention sur la dégradation de notre cadre de vie, mais en vain. Nous estimons qu’il est temps d’agir», informera un membre du collectif dudit quartier. Notre interlocuteur fera un tableau sombre de ce site. «Imaginez qu’une vieille décédée dernièrement n’a pas été acheminée vers son logement sis au cinquième étage, car tous les ascenseurs ne fonctionnent pas. Certains résidents malades évitent de quitter leurs logements de crainte d’être pris de malaises dans l’escaliers», regrettera le même interlocuteur. Par ailleurs, il nous fera savoir que les mauvaises odeurs dégagées des vides sanitaires sont à l’origine de la prolifération de moustiques. «En été, personne ne peut ouvrir ses fenêtres. Dès que le soleil pointe son nez même en hiver, on ne respire que de l’air impur», poursuivra-t-il. Dans le même ordre d’idées, il évoquera les déchets qui traînent partout par manque de bacs à ordures. «Dès que vous mettez le pied à terre, vous êtes accueillis par des tas de déchets de tout genre jonchant tous les alentours. Ce qui attire les chiens errants. Vraiment, on dirait qu’on est dans un dépotoir à ciel ouvert», regrettera-t-il. Avant de revenir sur les démarches faites adressées au gérant du site: «nous avons rédigé plusieurs rapports où nous avions rapporté tous les manques dans cette cité. Pourtant, cette cité est censée être gérée par l’AADL, aucune réponse. Au contraire, nous n’avons eu droit qu’à des menaces. Dernièrement, au lieu de répondre à nos doléances, ils nous ont envoyé les quittances de loyer et autres charges de bonne heure avant même notre action. En tout cas, nous sommes prêts à faire des actions spectaculaires si les responsables de cet organisme ne viennent pas régler tous les problèmes que nous avons énuméré», menacera-t-il. Et de conclure: «aucun espace vert, aucune aire de jeux pour nos enfants. C’est tout juste une cité dortoir. Les immeubles sont en danger car les eaux pluviales s’infiltrent dans les logements des derniers étages. Malheureusement, nous avons appris que l’organisme n’avait pas souscrit l’assurance pour l’étanchéité. D’ailleurs, nous exigerons une enquête à ce sujet pour le CTC». Il est à souligner que les résidents ont déjà organisé des rassemblements afin d’attirer l’attention des responsables de l’AADL sur ce qu’ils qualifient de situation désolante. L’on s’attendrait donc à des actions plus musclées pour faire valoir toutes les revendications soulevées notamment la réparation des ascenseurs et la prise en charge de l’étanchéité qui laisse les eaux de pluie s’infiltrer dans les appartements du dernier étage.
A. O.
