Depuis le début de l’année universitaire en cours, de nombreux départements relevant de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira ont été confrontés à une instabilité, en raison des mouvements de grève à répétition.
Ainsi, depuis la rentrée universitaire, le retard accumulé à cause des nombreuses protestations observées dépasse largement les trente (30) jours. Cette situation a plongé plusieurs départements et facultés, dont le département des sciences juridiques (Droit), dans une confusion indescriptible. Ce département semble être le plus affecté. En effet, ce n’est qu’au début du mois en cours que les services de l’administration de ce département ont affiché le planning des examens de rattrapage du deuxième semestre de l’année passée, lesquels ont commencé la semaine dernière. C’est dire que l’année universitaire sera entamée au mois de décembre prochain. Or, les vacances hivernales débuteront à partir du 18 décembre. Il faut dire que les grèves décidées, au début de l’année universitaire en cours, par les différentes associations, dont UGEA, UNEA et LNEA, ont atrocement affecté l’application du programme pédagogique dans les temps. Par conséquent, ledit département de Droit se trouve actuellement dans une situation des plus compliquées, car les étudiants devront encore faire preuve de patience, avant le commencement de la nouvelle année universitaire. Il faut noter que les sessions des inscriptions prennent généralement une semaine pour permettre aux services administratifs de répartir en groupes, les étudiants de tous les niveaux. À signaler que le département des sciences juridiques est le plus surchargé des départements que compte l’université d’Akli Mohand Oulhadj, avec 16 groupes pour chaque niveau d’études. De ce fait, les sessions des inscriptions prennent toujours plus de temps que prévu. À ce sujet, si l’on croit les services administratifs du département des sciences juridiques, les sessions des inscriptions seront ouvertes à partir du mois de décembre. Situation qui va entrainer le département dans un retard encore plus grave, car les enseignants, de leur côté, sont pessimistes quant au parachèvement du programme pédagogique annuel. Même situation au Département de langue et culture amazighes (DLCA), et celui des sciences économiques, qui n’en finissent pas avec le retard accumulé depuis l’année universitaire 2016-2017, et ce, à cause des nombreux mouvements de protestation organisés en leur sein. Par ailleurs, les étudiants en Master 1 du DLCA de l’année actuelle, s’indignent quant au retard enregistré dans le versement des primes de stages, qu’ils n’ont pas reçues depuis six mois. «Depuis le mois de juin à ce jour, aucun étudiant du département de langue amazighe n’a reçu sa prime de stage comme le stipule la norme, contrairement au reste des étudiants des autres départements de notre université qui, eux, n’ont jamais soulevé ce problème», nous confie un étudiant du DLCA inscrit en Master 1.
A Cheboub.

