Le centre-ville offre un décor de fête foraine

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Chassez le naturel, il revient au galop ! disait l’adage. Un adage qui s’adapte parfaitement au boulevard central du chef-lieu de la commune de Chorfa, long de quelques 1 000 m au niveau duquel règne une indescriptible anarchie créée par des commerçants de fruits et légumes. Ces derniers reviennent en force et en nombre occuper les accotements du boulevard desquels ils étaient délogés en début de l’année suite à une opération « coup de poing » ordonnée par l’ancien wali, menée conjointement par les services de la voirie de la commune et les services de sécurité. Ce sont des étales anarchiques installés dans deux alignements discontinus le long de ce boulevard qui est en fait un tronçon de la RN15, celui-ci enregistre l’une des plus denses circulations routières de la région. En plus de ces étales, l’on remarque aussi un stationnement non moins anarchique de véhicules, tous tonnages confondus, des deux côtés de ce boulevard ne laissant qu’un mince ruban au milieu de la chaussée où il est très difficile d’effectuer un croisement. Lors de l’opération qualifiée exagérément « d’aménagement urbain » menée il y a deux ans, en plus d’un bâclage des travaux qui s’affiche au grand jour, à l’heure actuelle, avec une chaussée bossue et toute cabossée, ajouté à un « grignotage » sur sa largeur au point où le système de double voies a disparu, des pylônes de l’éclairage public inclus dans cette opération et d’anciens poteaux du réseau de distribution d’électricité et ceux du téléphone se retrouvent en plein milieu des trottoirs, gênant considérablement les piétons. Des écoliers en bas âge sont, de ce fait, contraints de se mouvoir sur la chaussée en se faufilant entre les véhicules en marche au péril de leur vie. Une inqualifiable anarchie à laquelle s’ajoutent les automobilistes de passage qui marquent un temps d’arrêt en double file pour y faire leurs emplettes sans se soucier des embouteillages qu’ils provoquent. Ce tronçon qui donne des cauchemars aux riverains et routiers, notamment les poids lourds et semi-remorque qui vont ou reviennent du port de Béjaïa ne semble déranger plus personne et a fini, par la force des choses et la fuite de responsabilité des autorités, par être banalisé comme tous ces maux qui rongent la société. Il est à signaler que ces boulevards centraux du reste des municipalités de la daïra de M’Chedallah ne sont pas logés à meilleure enseigne en matière d’organisation et rivalisent dans le désordre bien que des sommes colossales ont été englouties dans ce genre d’opération de modernisation. C’est le cas du boulevard de la Nouvelle-Ville de M’Chedallah ou celui du chef-lieu de commune d’Ahnif. Ce dernier est l’un des plus importants carrefours de l’est du pays où se rencontrent la RN5 Alger/Annaba, la RN15 Ahnif/ Béjaïa et enfin la RN30 Ahnif/Tizi-Ouzou via Tizi N’koulal connait la même anarchie.

Oulaid Soualah

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