Université Akli Mohend Oulhadj – Une décharge au beau milieu de la fac

L'université Akli Mohend Oulhadj de Bouira se transforme peu à peu en un droit malfamé où les immondices et autres déchets en tous genres, s'entassent allègrement.

Ce lieu de savoir, lequel devrait être un exemple en matière d’hygiène et de propreté est en train de se métamorphoser en une décharge à ciel ouvert. Pour preuve et lors de notre passage sur les lieux, des odeurs nauséabondes émanaient du côté du bloc administratif, lequel fait face au département des sciences commerciales. Intrigués par ces effluves qui n’avaient selon toute vraisemblance absolument rien à faire en pareil endroit, nous sommes tombés nez à nez et -le notre en a cruellement souffert- avec une décharge entreposée discrètement à l’arrière du bloc administratif. Les bennes à ordures débordent de toutes parts, les déchets ménagers pourrissent au soleil. Sachets et bouteilles en plastique, emballages de chips, etc. Bref, une décharge sauvage qui n’a rien à envier à celle qu’on retrouve un peu partout à travers la ville de Bouira, Mais le hic, elle n’est pas implantée « n’importe où », elle est à l’intérieur même d’une enceinte universitaire sensée être un modèle de propreté. Cette catastrophe, car s’en est bien une, ne semble pas interpeller ni encore moins choquer les responsable de cette université à leur tête, le recteur M. Kamel Badari. Ce dernier, s’est aménagé au niveau du siège du rectorat, à quelques mètres de cette décharge, un jardin verdoyant, un petit lac bien tranquille et « cerise sur le gâteau » des oies qui « barbotent » paisiblement. Même les étudiants, qui sont prompts à faire grève pour un oui ou pour un non, ou bien pour un manque de croissants beurrés à la cantine, cette décharge ne semble pas les émouvoir plus que ça. Dans un français des plus approximatif, un étudiant nous dira : « Normal, tant qu’elle n’est pas dans notre salle de cours, je m’en fiche ». Comme étudiant consciencieux de la protection de son espace vital et « écolo », on a déjà vu mieux! Quoi qu’il en soit, pour une université qui organise de manière cyclique des séminaires sur la protection de l’environnement, cette décharge fait tache.

R. B