Les étudiants de la faculté des sciences humaines et sociales de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou sont en grève illimitée depuis le début de la semaine, pour dénoncer de nombreux problèmes auxquels ils sont confrontés. Un mouvement qui a commencé bien avant mais qui s’est radicalisé après la réunion des membres du comité des étudiants, le mercredi 8 novembre. Leur plateforme de revendications, qu’ils qualifient de «légitimes», a fait l’objet d’une correspondance adressée aux responsables de l’université. Le document, dont nous détenons une copie, souligne, en premier lieu, «la nécessité de la réparation des chaufferies au niveau des deux blocs pédagogiques E et C» et «des travaux d’entretien des salles de TD et des amphithéâtres». Un membre du comité des étudiants nous explique : «La réparation des chaufferies et les vitres est une première urgence, surtout en cette période d’hiver. Nous demandons par ailleurs l’amélioration des conditions de travail, notamment l’aménagement d’un studio équipé pour les étudiants de communication et information et l’approvisionnement des bibliothèques en ouvrages et documents». L’ouverture d’une unité de santé, la disponibilité d’une ambulance, le renforcement du transport et la construction d’abribus figurent également parmi les revendications des étudiants. Confrontés quotidiennement à des «provocations», des «intimidations», voire des «agressions physiques» perpétrées souvent par des extras «à l’intérieur même des franchises universitaires», les membres du comité disent exiger des responsables de l’université que des mesures d’urgences soient prises. «Nous demandons le renforcement de la sécurité interne et externe. Nous avons rencontré le doyen de notre faculté ainsi que le premier responsable de la sécurité et leur avons transmis nos doléances. Il y a eu certes quelques mesures d’urgence de prises, surtout à l’intérieur du département mais celles-ci sont insuffisantes. Nous voulons qu’un barrage fixe soit installé à l’extérieur du campus de Tamda». Les étudiants réclament aussi l’ouverture «permanente» des bureaux administratifs censés accueillir les étudiants à tout moment et «l’amélioration de l’encadrement pédagogique». Par ailleurs, des contacts et des réunions avec les comités des autres facultés du campus de Tamda sont envisagés par le comité de la faculté des sciences humaines et sociales, dans le but de faire «cause commune». Il est à noter qu’un préavis de grève illimitée avait été déposé auparavant. « Dans l’attente d’une suite favorable, un délai de dix jours est jugé suffisant afin de répondre à nos revendications. Dans le cas contraire, une action de grève illimitée aura lieu à partir du 22 novembre », avaient averti les étudiants.
Farida Elharani
