Les élus RCD, PT et Indépendants contre le maire

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Après les résultats des élections communales du 23 novembre dernier, les tractations ont commencé entre les élus du RCD, du PT et des listes indépendantes. Et le blocage est en ligne de mire, même si le problème d’installation des maires a été réglé par le nouveau code communal qui stipule que le tête-de-liste, ayant obtenu le plus grand nombre de voix est P/APC, coupant ainsi court à toute éventuelle alliance. Cependant, des commissions et d’autres organes de gestion pourraient bloquer l’action de l’exécutif minoritaire. C’est, en effet, le cas de l’APC de Draâ El-Mizan, où les têtes-de-listes du FLN, du RCD et de la liste indépendante «El Amel» avaient signé une déclaration dans laquelle ils avaient exprimé un refus catégorique de s’allier au FFS. Un autre exemple est l’APC de Aïn Zaouïa. En effet, suite aux résultats, le FLN est sorti avec une majorité relative de 4 sièges, le FFS, le RCD et les Indépendants avec 3 sièges chacun et le PT avec 2 sièges pour une APC de 15. Les élus du RCD, du PT et des Indépendants, un nombre de 8 élus, ont signé un pacte d’alliance. Ils ont constitué, après concertation et au vu du contexte électoral marqué par un manque d’éthique, la majorité de l’assemblée communale de Aïn Zaouïa, motivant ainsi leur refus de travailler avec la majorité relative obtenue par le FLN. Ils déclarent: «Forts de notre majorité, constituée de 8 élus, nous demeurerons attentifs à l’évolution de la scène politique dans notre commune, tout en refusant tout contact à titre individuel avec nos élus». «Le cadre de concertation sera de mise entre nous pour toute prise de décision et la population sera informée au temps opportun», ajoutent-ils. Ce pacte d’alliance entre les élus du RCD, du PT et des listes indépendantes s’étendra sur les cinq années du mandat. Il est à noter que le document, dont les trois partis disposent, est paraphé par les huit élus.

Amar Ouramdane

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