Une semaine après les résultats des élections, l’heure est aux négociations entre les différentes formations politiques pour la formation d’alliances, et ce dans la majorité des communes de la wilaya de Bouira. En effet, selon les chiffres en notre possession, pas moins de 28 communes de la wilaya risquent un blocage. Pour rappel, seules 17 communes sur 45 peuvent installer leur magistrat dès cette semaine, et ce conformément à l’article 68 de la loi organique. Selon ce même article de loi, le poste de maire est systématiquement attribué à la liste ayant obtenu le plus grand nombre de voix. Dans la commune de Bouira, par exemple, le RND a décroché 9 sièges, le FLN 8 sièges et le PJ 6 sièges. Le président issu du RND s’est déjà engagé dans des pourparlers avec les élus du FLN et du PJ, pour pouvoir constituer une alliance. Selon nos informations, ces derniers restent favorables à une alliance avec le RND, mais auraient posé certaines conditions, à l’image de l’attribution des deux vice-présidences pour chacune des deux formations politiques. Il reste, cependant, à savoir si le RND répondra favorablement à ces revendications ou si l’APC du chef-lieu sera soumise à un blocage pour ce nouveau mondât. À Lakhdaria, le MPA gagne la dernière élection avec 8 sièges sur les 23. Selon des informations, les élus du FLN (5 sièges) et du FFS (4 sièges) seraient déjà favorables à former une coalition avec le MPA. À Sour El-Ghozlane aussi, le parti MEN avec ses 7 sièges devra négocier avec les élus du FLN (6 sièges) ou du RND (5 sièges). La tâche semble plus rude dans d’autres communes, où les candidats ne se sont départagés qu’à la différence de quelques voix, à l’image d’Ath-Rached, Taghzout, Mesdour, Kadiria et El-Hachimia. Il est à noter, enfin, que le wali de Bouira procédera à l’installation des nouvelles assemblées et des nouveaux maires à partir d’aujourd’hui, dimanche.
Oussama Khitouche
