Une boîte audiovisuelle mise en place

l Un couple a choisi un métier qui n’est pas du tout à la portée du premier venu, le gain n’est pas facile et rare ceux qui investissent dans ce genre d’activité, l’art et surtout l’audiovisuel, dans cette région aussi reculée qu’est Aïn El Hammam. Le défi est grand et M. SaÏd El Hadj Karim et sa femme, se montrent prêts à le relever. Mme Saïd Badj a suivi une formation à l’INADC, l’actuel ISMAS de Bordj El Kiffan, pour obtenir un diplôme de metteur en scène d’art dramatique et chorégraphique. Quant à Karim, le parcours était plus long mais riche en expériences ; sa persévérance et son dévouement pour ce métier et la culture en général l’ont propulsé au rang de vrai géant de ce genre d’activités artistiques, l’audiovisuel. Même si le siège de son entreprise se trouve dans un village, en l’occurrence Agouni N Teslent, cela ne diminue en rien sa volonté « d’aller toujours de l’avant » en compagnie de sa femme. A son actif, déjà pas moins de six documentaires qui traitent du terrorisme, la femme dans la société kabyle, le forgeage, intempéries et fortes chutes de neige et une dizaine de clips. Et pour les différentes activités de leur boîte, il dira : « Nous réalisons des films sur commande, des documentaires et reportages et aussi des spots publicitaires. Enfin, tout ce qui se rapporte à l’image et le son », comme il participe avec ses réalisations aux diffusions de BRTV. Ce qui a contribué à sa bonne formation dans l’audiovisuel, il le doit aux différentes expériences qu’il a acquises durant toutes ces années. « Mes débuts remontent à 95 comme cadreur caméra, puis co-producteur à la réalisation chez MPV la belle image,et avec FX d’Annaba, pour postuler à un diplôme de réalisateur de plateaux après une formation à Skikda ». Le couple Saïd El Hadj Karim et sa femme avancent lentement pour arriver à leur fin : contribuer au développement de l’art en particulier et la culture en général. Leur devise : bien faire pour bien plaire.

Aït Mouloud