Formation au profit des oléiculteurs

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À l’initiative de la Chambre de l’agriculture de la wilaya de Bouira, et dans le cadre de son programme de formation au profit des agriculteurs locaux, une journée d’étude et de formation a eu lieu hier au niveau du siège de la chambre de l’agriculture.

La journée est initiée au profit des oléiculteurs et des oléifacteurs de la wilaya. Cette journée d’étude, qui a été animée par M. Zohir Sebai, ingénieur et expert de l’institut technique national de l’arboriculture fruitière et de la vigne (ITAFV), s’est essentiellement axée sur les bonnes pratiques pour l’obtention d’une huile d’olive vierge de qualité. D’emblée, M. Sebai expliquera à l’assistance la différence entre chaque genre et qualité d’huile d’olive. Selon-lui, l’huile d’olive vierge est constituée du jus naturel des olives produits généralement en Algérie, alors que d’autres genres d’huiles sont issus de l’industrie de transformation et de traitement des composantes de l’huile et de l’olive. «L’huile d’olive vierge est un jus de fruit qu’on obtient en utilisant des moyens physiques et mécaniques. On pourra obtenir d’autres huiles d’olives à partir de solvants ou en utilisant d’autres procédés de séparation des particules. L’huile d’olive vierge est d’ailleurs l’unique produit qu’on peut consommer en l’état», a-t-il déclaré. M. Sebai s’étalera par ailleurs sur les conditions de traitement primordiales pour garantir une bonne production sur le plan qualitatif et quantitatif. Il plaidera d’ailleurs pour le respect des procédés avant, pendant et après la récolte des olives. «Pour obtenir de l’huile d’olive vierge de bonne qualité, le producteur doit respecter certains procédés à la fois agricoles, physiques et mécaniques. Il existe tout un itinéraire technique qu’on doit suivre. Il faut en premier lieu travailler le sol, il faut aussi irriguer les arbres et les tailler. Le deuxième point est le choix de la date de récolte, c’est primordiale aussi pour la qualité comme l’huile d’olive passe par différents stades de maturité. Le stade optimum pour la récolte et quand la quantité de l’huile atteint ses meilleurs caractéristiques physicochimiques. D’après les études effectuées, nous avons déterminé que le stade de maturité idéale est l’avant dernière étape de la maturité du fruit», a expliqué M. Sebai qui détaillera aussi à l’assistance les procédés corrects notamment lors de l’extraction de l’huile, du transport et du stockage des olives. Le spécialiste de l’ITAFV a aussi réitéré la nécessité d’un arrosage régulier des oliviers pour la satisfaction des besoins nutritifs des arbres. «Pour obtenir une huile de bonne qualité et aussi pour diminuer le phénomène de l’alternance, il faut impérativement satisfaire les besoins nutritifs de l’olivier, notamment à travers un arrosage réglementé particulièrement en cas de sécheresse. Pour une bonne nutrition, il faut aussi utiliser les produits dérivés de l’huile à l’image des margines», a-t-il ajouté. M. Sebai a par ailleurs livré certains conseils techniques notamment pour la récolte. «Le meilleur moyen de récolte est la récolte à la main et le stockage à l’intérieur de filets, et ce, afin d’éviter la dégradation des fruits ou l’introduction de l’air ou d’autres éléments chimiques», a-t-il affirmé. De son côté, le directeur de la chambre de l’agriculture, M. Akkouche Abd El-Malek, a assuré que ses services travaillent pour l’amélioration des conditions de récolte et de la production oléicole dans la wilaya de Bouira, notamment à travers la multiplication des journées d’information et de sensibilisation pour les agriculteurs. M. Akkouche a annoncé par ailleurs l’organisation, la semaine prochaine, d’une journée d’étude sur le thème des crédits bancaires et des aides financières qui peuvent être accordés aux agriculteurs par l’Etat. Elle sera animée par des experts de la banque de développement rural (BADR).

Oussama Khitouche

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