Suite à une réunion, tenue vendredi dernier par la société civile, le comité citoyen appelle à une marche populaire, samedi prochain, à partir de 10 heures. Cette marche s’ébranlera à partir de la placette de la poste jusqu’à la plage, où se trouve la bande boisée, objet de litige entre la population et les autorités. Cette action de rue a été décidée pour demander aux autorités de veiller à l’arrêt de la destruction de la bande boisée, de procéder à la démolition du mur érigé au niveau de l’ex-camping familial de la Sonatrach, d’annuler les pseudo-projets d’investissement touristique prévus au niveau de cette bande boisée et, enfin, de la restituer à la collectivité, et ce pour l’aménager en parc naturel. Le projet de réalisation d’une zone d’expansion touristique à Aokas, initié par l’agence de développement touristique, a fait réagir les citoyens de la localité qui se sont, immédiatement, constitués en collectif de protection de la bande boisée, laquelle est menacée par la construction d’hôtels au bord de la mer d’Aokas, synonyme de l’abattage des arbres la constituant. Les terrains ont été concédés, à l’insu de la majorité de la population, par le Comité d’Assistance à la Localisation et à la Promotion des Investissements et de la Régulation du Foncier (Calpiref). Depuis, la population ne cesse de monter au créneau, en organisant moult actions de protestation, et ce pour faire annuler le projet de réalisation de la zone d’expansion touristique dans le seul but d’éviter l’abattage des arbres, soulignent plusieurs animateurs du mouvement citoyen.
A. Gana
